EN BREF – Face à l’incertitude entourant le projet niçois, les acteurs économiques de Grenoble unissent leurs voix pour proposer une solution alternative : transformer le Palais des sports en une patinoire olympique. Un projet ambitieux, à la fois héritier des Jeux de 1968 et porteur d’un avenir sportif et culturel pour la métropole.
Alors que la candidature de Nice pour accueillir la patinoire olympique des JO d’hiver 2030 ne semble plus si acquise, le monde économique grenoblois se mobilise pour proposer une alternative : la réhabilitation du Palais des sports de Grenoble. Ce projet, déjà envisagé lors de la candidature de la ville aux JO 2018, refait surface.
Un projet ambitieux et fédérateur autour des JO 2030
Et si les élus locaux soutenaient la transformation du Palais des sports en une patinoire olympique ? C’est ce à quoi appellent, dans un communiqué publié le 31 mars 2026, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Grenoble, la Chambre des métiers et de l’artisanat, le Medef 381Mouvement des entreprises de France, la CPME2Confédération des petites et moyennes entreprises, la Fédération du BTP, la Capeb3Confédération départementale de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment, l’Udimec4Union des industries et métiers de la Métallurgie de l’Isère et l’U2P5Union des entreprises de proximité. L’objectif in fine ? Accueillir des épreuves des JO 2030, puis des compétitions internationales et des événements culturels majeurs. « Ce projet est concret, économique et vertueux sur le plan écologique et patrimonial », souligne le communiqué, rappelant l’héritage des Jeux de 1968.

Palais des Sports, ancien Stade des glaces édifié pour les Jeux Olympiques d’hiver de 1968 à Grenoble. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net
Le Palais des sports, emblématique de la ville, pourrait ainsi devenir une salle multifonctionnelle de 10 000 places, combinant les fonctions d’un Zénith et d’un équipement sportif de haut niveau. Une solution qui permettrait de mutualiser les usages et de pérenniser l’investissement.
Un contexte favorable
La remise en cause du projet niçois, liée au changement de municipalité et à la volonté du nouveau maire, Éric Ciotti, de revoir les priorités locales, ouvre une fenêtre d’opportunité pour Grenoble. Les acteurs économiques estiment que la réhabilitation du Palais des sports coûterait environ 80 millions d’euros, contre 140 à 150 millions pour une construction neuve à Nice. Un argument économique et écologique, alors que la région mise sur la sobriété foncière et la rénovation plutôt que l’artificialisation des sols.
Pour les signataires, ce projet pourrait aussi dynamiser l’économie locale, en attirant touristes, athlètes et investisseurs, tout en bénéficiant de financements du Comité d’organisation des Jeux (Cojop). « Le monde économique appelle à l’union pour inscrire l’Isère et Grenoble sur la carte olympique », conclut le communiqué, insistant sur la nécessité d’une mobilisation collective.

Présentation de la candidature des Alpes françaises aux JO d’hiver 2030, le 7 novembre 2023, à Paris. © CNOSF / KMSP
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, se dit aussi prêt à accueillir dans sa ville les sports de glace lors de la compétition en 2030. La carte définitive des sites olympiques pour les JO 2030 devrait être finalisée et soumise au Comité international olympique (CIO) d’ici fin juin 2026.
Les élus locaux, en collaboration avec les acteurs économiques, disposent donc de quelques mois pour évaluer la faisabilité du projet, mobiliser les financements nécessaires et convaincre les instances décisionnelles.









Une réflexion sur « JO 2030 : l’idée d’une patinoire olympique au sein du Palais des sports de Grenoble refait surface »
C’est un projet fort. Le Palais des Sports est le lieu idéal et il y a un fort enjeu symbolique. Il a vraiment besoin d’un coup de jeune. Ce projet a un vraiment sens tant sur le plan sportif, écologique et économique. J’espère que nos élus, quelles que soient leurs opinions, seront à la hauteur de l’enjeu.