FOCUS – Le conseil municipal de Grenoble a rejeté, lundi 18 décembre 2023, deux vœux proposés par les groupes d’opposition Nouveau regard et l’Avenir ensemble en confiance (AEC), demandant aux institutions d’intégrer les sites grenoblois à la candidature des Alpes françaises aux JO d’hiver 2030. Selon ces élus, Grenoble dispose en effet déjà, avec l’anneau de vitesse, la patinoire Polesud et le Palais des sports, d’équipements adaptés à l’accueil de disciplines olympiques, dans l’optique de Jeux durables. Mais leurs souhaits se sont heurtés aux réticences de la majorité.
Le débat, ouvert après la présentation du projet au CNOSF, le 7 novembre 2023, a encore pris de l’ampleur depuis la décision du CIO, le 29 novembre, d’entrer en « dialogue ciblé » avec la seule candidature des Alpes françaises pour l’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030. Une question résumée par les deux vœux proposés au conseil municipal, lundi 18 décembre, par les groupes AEC et Nouveau regard : le dossier doit-il intégrer les équipements grenoblois ?

Hosny Ben Redjeb (AEC) a proposé un voeu demandant d’intégrer les équipements grenoblois à la candidature française aux JO d’hiver 2030. © Agathe Bréchemier Place Gre’net
Deux vœux relativement similaires et visant, selon leurs promoteurs, à corriger une anomalie : l’absence de Grenoble – et plus globalement de l’Isère – de la carte des sites prévus pour l’accueil des épreuves. Hosny Ben Redjeb (AEC) a donc réitéré le souhait émis lors du précédent conseil municipal, le 13 novembre, mais en s’adressant cette fois à la ministre des Sports ainsi qu’aux présidents du CNOSF, du CPSF et des Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Paca.

Delphine Bense (Nouveau regard) a elle aussi proposé un voeu similaire à celui du groupe AEC. © Agathe Bréchemier – Place Gre’net
Petite nuance pour Delphine Bense (Nouveau regard) qui ciblait elle aussi Laurent Wauquiez et son homologue Renaud Muselier, mais également Jean-Pierre Barbier et Christophe Ferrari, présidents respectifs du Département de l’Isère et de la Métropole de Grenoble. Pour le reste, les deux vœux s’appuyaient sur des arguments très proches. À commencer par la présence d’équipements déjà existants.
Des équipements fonctionnels, une fois rénovés et remis aux normes
Les deux élus ont ainsi cité l’anneau de vitesse, la patinoire Polesud et le Palais des sports. Tous trois « pourraient, une fois rénovés et remis aux normes, accueillir de nombreuses épreuves : hockey sur glace, patinage artistique, patinage de vitesse, short track, curling« , a souligné Hosny Ben Redjeb. Sans oublier la cérémonie d’ouverture qui pourrait se tenir aussi bien au Palais des sports qu’au Stade des Alpes, selon Delphine Bense.

L’anneau de vitesse pourrait, une fois rénové, accueillir des épreuves de patinage, selon les deux groupes d’opposition. © Agathe Bréchemier – Place Gre’net
Cette dernière a notamment rappelé « l’engagement du dossier de candidature de s’appuyer sur 95 % d’équipements existants« , fustigeant l’idée d’organiser les épreuves de vitesse en Italie ou aux Pays-Bas. Avant de s’insurger : « Comment peut-on prôner des JO durables et en même temps envisager la construction d’une structure éphémère comme cela a été évoqué ? » Et ce, d’autant que l’anneau de vitesse ferait office de solution idoine.
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