FOCUS – À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, le Centre hospitalier Alpes-Isère (Chai) a inauguré l’unité Daniel Tammet, une structure dédiée aux adultes avec un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme (TSA) en crise psychiatrique. Une révolution dans la prise en charge, où l’environnement, les soins et l’écoute sont repensés pour s’adapter aux besoins spécifiques des patients.
L’hôpital s’adapte aux patients. Le Centre hospitalier Alpes-Isère (Chai) a officiellement inauguré, le 2 avril 2026, l’unité Daniel Tammet, une structure spécialisée dans l’accueil des adultes avec un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme (TSA) sans trouble du développement intellectuel. Cette inauguration, organisée à l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, met en lumière une approche innovante de la prise en charge, centrée sur les besoins spécifiques des patients.
Le Chai présente Daniel Tammet comme un « écrivain, poète et polyglotte britannique, autrefois enfant autiste dont la langue maternelle était les nombres. Daniel Tammet est aujourd’hui l’auteur d’une œuvre foisonnante, traduite dans le monde entier ». Il a tenu à assister à cette inauguration. « Ma présence ici aujourd’hui, prenez-la comme un signe de mon estime et de mon admiration pour tout ce que vous faites », a-t-il déclaré lors de l’inauguration.

Daniel Tammet lors de l’inauguration de l’unité portant son nom au Chai. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
L’inauguration de cette unité est « le symbole que la différence n’est pas un obstacle mais une force », a pour sa part commenté Édouard Bourdon, directeur du Chai. « Donner le nom de Daniel Tammet et non celui d’un psychiatre du siècle dernier est un acte d’inclusion que nous assumons pleinement. Un signe que les murs de cet hôpital peuvent parler autrement », a déclamé fièrement le directeur.
Une unité conçue pour répondre aux besoins des TSA
L’unité Daniel Tammet a été créée pour pallier le manque de structures adaptées aux adultes autistes en situation de crise psychiatrique, un besoin perçu particulièrement chez les plus jeunes. « 60 à 80 % des patients hospitalisés ici ont moins de 25 ans », a précisé le Dr Isabelle Palacios, médecin responsable de l’unité. « Ils arrivent souvent en état d’épuisement, avec des antécédents de burn-out autistique, de dépression sévère ou de tentatives de suicide. »
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