CHRONIQUE – Place Gre’net s’associe à la radio RCF Isère chaque lundi midi dans la chronique L’Écho des médias. Notre objectif? Revenir sur une actualité, décrypter une information… ou révéler les coulisses du traitement d’une nouvelle. Pour cette chronique n°137 du lundi 9 mars 2026, retour sur la dernière ligne droite pour les élections municipales.
« Aujourd’hui, nous allons parler des élections municipales de Grenoble. Car le premier tour du scrutin a lieu dimanche prochain, le 15 mars. Et le second tour, en toute logique, le 22 mars. Nous sommes donc dans la dernière ligne droite du scrutin. C’est donc la dernière occasion pour nous de revenir sur ces élections avant qu’elles n’aient donné leurs résultats définitifs1En raison de l’absence de chroniques les 16 et 23 mars. .
Et la campagne se termine dans une drôle d’ambiance. Rien de surprenant en soi, les dernières lignes droites des campagnes municipales sont toujours celles où les couteaux sont de sortie. Et si le climat grenoblois a quelques relents délétères, notre région n’a rien d’une exception. À Lyon ou à Paris, les choses ne sont guère plus apaisées, et dans une ville comme Nice, c’est encore bien pire ! Mais dans tous les cas, les attaques entre candidats deviennent monnaie courante.
Une drôle d’ambiance pour les élections
Un exemple? Quand nous avons révélé qu’une colistière d’Hervé Gerbi, Aline Blanc-Tailleur, avait prélevé de l’argent dans la caisse de l’Association des femmes élues de l’Isère, l’équipe d’Alain Carignon n’a pas manqué de mettre en cause directement le candidat centriste. Lequel n’a pourtant techniquement rien à voir avec cette affaire.
Hervé Gerbi s’est alors défendu par l’attaque, en mettant en cause les soutiens de son concurrent de droite, Nathalie Béranger et Émilie Chalas, lesquelles étaient informées de cette possible malversation, qui s’est réglée en interne.
Encore une fois, ce n’est qu’un exemple. Inutile de dire que les attaques sont aussi monnaie courante entre Laurence Ruffin, candidate de la majorité sortante, et Alain Carignon, candidat LR. Toutes les enquêtes d’opinion les ont désignés comme les duellistes du second tour. Et, dès lors, les soutiens des uns et des autres s’écharpent allègrement sur les réseaux sociaux. Rien de nouveau sous le soleil, dans un jeu démocratique où les électeurs sont de plus en plus appelés à voter contre plutôt que pour.
Guère mieux autour de Grenoble
Autour de Grenoble, ce n’est guère mieux. À Échirolles, l’ambiance entre les listes d’Amandine Demore, la maire sortante communiste, et Laetitia Rabih, la candidate socialiste, est même particulièrement exécrable. Les uns accusent la candidate Rabih de compter des personnalités marquées à droite dans sa liste, les autres accusent Amandine Demore de fraude à la domiciliation pour l’un de ses colistiers… Bref, la fébrilité est plus que patente.
Et que dire de Fontaine! Où les communistes ont bien l’intention de reprendre la ville au maire Modem Franck Longo, avec leur candidate Claudine Didier. Ils n’ont d’ailleurs pas hésité à attaquer leur ancien maire Jean-Paul Trovero, qui a choisi de se représenter également.
Ceci pendant que le candidat Longo récupère dans sa liste les chefs de file échirollois du PS et de Place Publique, pour la plus grande colère de ces deux formations. Lesquelles, pourtant, n’ont pas de problèmes avec le soutien apporté par le Modem à la liste Rabih sur Échirolles. On se demande qui a parlé de la claire Fontaine! »
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