EN BREF – Vestiaires mixtes insalubres et risques pour la sécurité font partie des conditions de travail d’une agente du centre d’entretien routier de Clelles. « On s’en occupe » lui répond depuis sept mois le Département de l’Isère. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, le syndicat Sud Collectivités territoriales 38 dénonce une inertie administrative qui contraste avec les belles promesses du plan d’action égalité professionnelle 2024-2027. [Article publié le 8 mars 2026 et mis à jour le 10 mars 2026 avec la réponse du Département de l’Isère]
Se changer dans un vestiaire de 5 m² partagé avec des hommes, sans toilettes non mixtes ni douche dédiée : au centre d’entretien routier (CER) de Clelles, les conditions de travail d’une agente sont jugées « indignes » par le syndicat Sud Collectivités territoriales 38 (Sud CT 38). Qui exige des changements à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2026.
La situation perdure, malgré les relances du syndicat et les engagements du Département en matière d’égalité professionnelle. Une situation qui, selon Sud CT 38, illustre le décalage entre les engagements affichés par la collectivité en matière d’égalité professionnelle et la réalité vécue par ses agents sur le terrain.
Des aménagements promis, mais jamais réalisés
« Elle partage le vestiaire des hommes, dans un espace restreint. Il n’y a ni toilettes non mixtes, ni intimité, ni espace de douche dédié », précise un représentant syndical. Ce à quoi s’ajoutent des odeurs d’égouts permanentes.
D’après le syndicat, l’agente en poste au CER de Clelles travaille ainsi depuis septembre 2025 dans des conditions inacceptables. Les aménagements nécessaires à son accueil – obligatoires et anticipables, précise-t-i l– n’auraient toujours pas été réalisés. « Rien n’a bougé », déplore-t-il, malgré de multiples relances par courriers adressées à ses supérieurs hiérarchiques – en septembre, novembre 2025, et janvier 2026.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 61 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous







3 réflexions sur « Droits des femmes : le Département de l’Isère accusé d’inaction face aux conditions de travail indignes d’une agente »
Bien pratique de s’occuper des droits des femmes une année d’élections professionnelles. Quand on a 2 représentants Sud CD38 qui n’ont siègé a quasiment aucune instance représentative pendant 4 ans c’est juste risible. Les droits des agents et donc des agentes c’est tous les jours pas juste une fois de temps en temps
Pas à la hauteur de notre collectivité…
Je doute que ce vestiaire de 5m2 respecte les surfaces minimales réglementaires. C’est navrant qu’il faille un article pour espérer faire bouger les choses !
Je suis certain que la volonté politique est là, mais que le blocage vient de l’inertie des services. Bien sûr, le Président du Département ne peut pas être partout. C’est pourquoi, s’agissant des conditions de travail, il devrait mettre en place des alertes sollicitant les élus départementaux du secteur pour faire remonter ces problèmes directement aux services. Une façon de faire participer les élus de la majorité et de l’opposition à la bonne marche du département, mais est ce que l’opposition jouerait le jeu sans polémiquer ?
En tout cas, l’égalité professionnelle s’aménage sur le terrain, pas sur des chartes.
Imposer un tel placard mixte à une agente est un message d’exclusion inacceptable. Les services doivent suivre, des actes !
Suivant la nouvelle doxa inclusive et progressiste, ne faut-il pas aussi intégrer le genre et dès à présent multiplier les vestiaires ?