DÉCRYPTAGE – Les élections municipales 2026 à Échirolles se déroulent dans un contexte particulier, avec une maire communiste sortante, Amandine Demore, qui devra pour la première fois se soumettre au suffrage universel en tant que tête de liste. Elle affrontera la socialiste Laëtitia Rabih, qui choisit de rompre l’alliance avec le PCF, et l’Insoumis Antar Labiod allié aux Écologistes. Mais aussi un candidat de la droite et du centre et un autre du Rassemblement national qui entendent également mettre fin à une domination communiste de plus de 80 ans sur la commune.
Des élections sous forme de baptême du feu pour Amandine Demore ? La maire d’Échirolles a annoncé, le 29 novembre 2025, être candidate à sa réélection pour les municipales de mars 2026. Ce sera pourtant la première fois que l’élue affrontera le suffrage universel en tant que tête de liste à Échirolles. Sa prise de fonction avait en effet été validée par les seuls membres du conseil municipal en octobre 2023, après le retrait (en sa faveur) du maire Renzo Sulli.
Une situation particulière susceptible de rebattre les cartes ? Alors que le PCF dirige la Ville d’Échirolles depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec des maires affichant à chaque fois une longévité remarquable1Depuis 1944, la Ville d’Échirolles n’a connu que quatre maires : Georges Kioulou (de 1944 à 1981), Gilbert Biessy (de 1981 à 1999), Renzo Sulli (de 1999 à 2023) et Amandine Demore à compter de 2023., nombreux voient dans ces élections municipales une occasion de tourner la page. Et d’entamer encore un peu plus la fameuse “ceinture rouge” grenobloise, après la victoire du Modem Franck Longo à Fontaine en 2020.
Amandine Demore plaide pour le « collectif »
Combative, Amandine Demore entend bien faire valoir son expérience de maire durant deux ans et demi auprès des Échirollois. « J’ai découvert cette fonction très exigeante, qui nécessite de prendre de la hauteur pour défendre l’intérêt général », a ainsi déclaré en préambule l’élue, à l’occasion de l’annonce de sa candidature. Ce avant de vanter « une belle aventure en collectif avec l’équipe actuelle », dont plusieurs membres – notamment Daniel Bessiron, Pierre Labriet et Zaïm Bouhafs – la soutiennent aujourd’hui.

Amandine Demore lors de sa déclaration de candidature, entourée de ses adjoints Daniel Bessiron et Pierre Labriet. DR
Le « collectif », c’est aussi la marque de fabrique que la maire veut mettre en avant dans le cadre de sa campagne. Elle explique ainsi désirer un futur mandat « co-construit avec les habitants le plus possible ». Une co-construction qui, en amont, prévaudrait déjà dans l’élaboration du programme, avec l’aide du Collectif citoyen pour Échirolles, fermement engagé en faveur de la maire sortante.
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Une réflexion sur « Échirolles 2026 : la gauche part divisée sur fond de vives critiques de la maire communiste Amandine Demore »
Le PS, Place Publique et le PRG sont ensembles à Echirolles. Sans les LFIcolos. C’est logique et honnête, et ça montre une fois de plus que la vendue Amandine Germain n’est pas le PS à Grenoble. Elle ne représente qu’un groupuscule qui roule pour Piolle-Ruffin, au prix de tous les renoncements. L’ancien maire Michel Destot est d’ailleurs exceptionnellement sorti de sa réserve pour donner de très clairs signes de désapprobation.