FOCUS – Renzo Sulli, ancien maire d’Échirolles, est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Grenoble à l’occasion de deux audiences. La première fait suite au recrutement d’un chargé de mission, que la Chambre régionale des comptes (CRC) estime irrégulier. La seconde concerne l’association Evade, à qui la Ville a octroyé une délégation de service public pour gérer le périscolaire et qui est soupçonnée de favoritisme.
Article modifié le 9 décembre 2026 avec ajout de la date du report de l’audience de Renzo Sulli, et inclusion de son « droit de réponse » qui est en réalité une réaction à ses mises en cause judiciaires.
Fin d’année chargée pour Renzo Sulli sur le plan judiciaire. L’ancien maire d’Échirolles, qui a transmis les rênes de la Ville à sa première adjointe Amandine Demore en cours de mandat, est en effet renvoyé devant le tribunal correctionnel le 6 décembre 2025 « pour délit d’octroi d’avantage injustifié », a révélé Le Dauphine libéré. Mais aussi… le 9 décembre 2025, indique encore le quotidien, cette fois pour « détournement de fonds publics » et « prise illégale d’intérêt ». Une audience qui aura finalement été reportée au 8 novembre 2026.
En toile de fond ? Un même rapport de la Chambre régionale des comptes en date du 26 septembre 2023, dans lequel les magistrats pointaient du doigt des irrégularités (présumées), par la suite transmises au parquet de Grenoble.
À savoir, en premier lieu, le recrutement d’Emmanuel Chumiatcher en tant que chargé de mission auprès de la Ville. Et en second lieu, la délégation de service public (DSP) pour l’organisation des activités périscolaires accordée par la municipalité à l’association Evade (Échirolles vacances animation développement éducatif).
Renzo Sulli mis en cause pour le recrutement d’un chargé de mission
Concernant le recrutement d’Emmanuel Chumiatcher, la CRC rappelait que ce dernier (également convoqué devant la justice) avait exercé la fonction de 2e adjoint de Renzo Sulli durant le mandat 2014 – 2020. Ceci avant d’être nommé chargé de mission, d’abord auprès de la directrice générale adjointe du territoire, puis du directeur général des services de la commune. Et ceci à raison de trois contrats successifs entre juillet 2021 et avril 2022, avec une rémunération répondant à la grille salariale des ingénieurs hors classe.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 73 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous



2 réflexions sur « Renzo Sulli, ancien maire d’Échirolles, est soupçonné de favoritisme et de détournement de fonds publics »
À noter aussi que ces deux affaires n’ont pas été dépaysées au parquet de Valence, comme les affaires politico-judiciaires de Grenoble (fête des tuiles et l’éventuelle concussion). On aimerait bien connaître les critères qui prévalent pour transmettre ces affaires un autre parquet.
La question « porterait sur un point technique et administratif ».…..cela rappelle aussitôt l’argument de la défense dans l’affaire de la fête des tuiles…