FLASH INFO – Alors que les violences sur fond de trafic de stupéfiants se répètent sur le territoire d’Échirolles, la maire de la commune Amandine Demore a décidé de s’adresser directement au président de la République pour tirer la sonnette d’alarme et réclamer des moyens supplémentaires. Ce via un courrier en date du 23 août 2024 qui n’a, pour l’heure, pas fait l’objet d’une réponse, ni même d’un accusé de réception.
« Depuis maintenant trois semaines, les fusillades se succèdent sur l’agglomération grenobloise marquant une intensification de la guerre des territoires autour du trafic de drogue« , déplore la Ville par voie de communiqué. Cette dernière décrit « une situation inacceptable pour la Ville d’Échirolles, ses habitantes et ses habitants, qui craignent pour leur sécurité au quotidien devant les risques de balles perdues« . Auprès du président, la maire insiste également sur « le traumatisme psychologique des nombreux témoins de ces actes intolérables« .
Au-delà des effusions de violence, Amandine Demore rappelle à l’Élysée comment le trafic perturbe grandement le quotidien des familles vivant à proximité des points de deal qui subissent « insécurité, dégradation ou intimidation« . Et la maire d’appeler l’État à ses responsabilités, non sans considérer « que la politique de lutte contre ces trafics et leurs nuisances conduites depuis au moins 30 ans est un échec cuisant« .
L’élue fustige notamment le bilan de Nicolas Sarkozy, accusé d’avoir abusé du « tout répressif« , ou d’avoir établi un parallèle entre immigration et délinquance à l’occasion de son « discours de Grenoble » en 2010.

Opération de police à l’immeuble Le Carrare, lieu bien connu du trafic de stupéfiants à Échirolles, où plusieurs fusillades ont eu lieu. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net
Pas question pour Amandine Demore de laisser dire que la Ville d’Échirolles ne prend pas sa part en matière de sécurité. L’élue indique ainsi que la commune dispose d’une centaine de caméras de vidéosurveillance et que sa police municipale est équipée « d’un armement légal depuis 1945, de caméras piétonnes, d’équipements de protection« . Pour autant, ajoute-t-elle, les communes « ne disposent ni des pouvoirs, ni des moyens nécessaires pour lutter contre la délinquance organisée« . Et si elle ne remet pas en cause la volonté de la police et de la justice d’agir contre les trafics, elle dénonce une fois encore leur manque de moyens.
C’est pourquoi le courrier s’accompagne de demandes très précises. En l’occurrence, « l’installation d’un commissariat de police de plein exercice à Échirolles, pour le sud grenoblois« , ainsi qu’un « renforcement des effectifs de la police nationale sur le bassin grenoblois« . Amandine Demore appelle encore à « mettre en place une forme nouvelle de police de proximité« , à augmenter les moyens dédiés à la justice, de même que ceux à destination de la prévention, de la protection judiciaire de la jeunesse et de la politique de la ville.










Une réflexion sur « Trafic de drogue à Échirolles: la maire Amandine Demore attend une réponse de l’Élysée »
Est elle aveugle par ignorance ou volontairement ?
Au début de l’année 2011, Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l’Intérieur, a dit qu’il suffisait « de consulter les listings de la Direction centrale de la publique du ministère de l’Intérieur, pour constater que plus de 50% des infractions constatées sont imputables à des jeunes dont le patronyme est de consonance africaine ou maghrébine. »
https://www.lefigaro.fr/vox/societe/malika-sorel-la-surrepresentation-d-etrangers-parmi-les-auteurs-de-faits-de-delinquance-soulignee-par-darmanin-etait-connue-depuis-des-annees-mais-le-politiquement-correct-paralysait-20220824