FOCUS – Propriété de l’État comptant 521 chambres, l’ex-résidence universitaire du Rabot située sur le site patrimonial classé de la Bastille est inoccupée depuis l’été 2025. En juillet 2025, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé pour décider de son avenir, sans trancher la question de son usage avant septembre 2026. Associations et collectifs militants y voient un choix politique « d’inaction », à trois mois des élections municipales, et demandent la réquisition des lieux pour les sans-abris.
Que va devenir le Rabot ? La question reste entière. L’État a lancé en juillet 2025 un appel à manifestation d’intérêt (Ami) pour imaginer le devenir de l’ex-cité universitaire. L’objectif affiché de l’Ami : « trouver une nouvelle vie pour ce site emblématique », tout en valorisant son patrimoine historique et naturel. Mais aussi en évitant sa dégradation après le départ du Crous1Le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires Grenoble Alpes accompagne les étudiants de l’Isère, des Savoie, de la Drôme et de l’Ardèche dans leur vie quotidienne pendant leurs études supérieures.. Un dispositif présenté comme ouvert et progressif mais qui suscite des critiques.
Et pour cause. L’ex-cité universitaire n’est pas un regroupement de bâtiments ordinaires. Ancien site militaire devenu cité universitaire au début des années 1950, il a logé pendant des décennies des générations d’étudiants français et étrangers, dans des conditions modestes mais avec un fort esprit communautaire.
Perchée sur les pentes de la Bastille, dominant Grenoble, la cité du Rabot n’accueille plus personne depuis la fermeture définitive de la résidence universitaire à la fin de l’été 2025. Le site ayant été jugé trop vétuste selon les autorités pour être réhabilité en l’état, les étudiants ont progressivement dû quitter les lieux.
Le Crous a fermé la porte et le site – huit hectares, dix bâtiments, 17 000 m² de surface – est désormais inhabité. Depuis, 521 chambres étudiantes sont vides, ainsi que deux logements de fonction, un gymnase et un restaurant collectif.
Pas de solution d’hébergement immédiate dans l’Ami
Les porteurs de projet étaient invités à imaginer des usages « compatibles avec les contraintes du site », qu’ils soient culturels, économiques, touristiques ou résidentiels. Les candidatures globales, allant de la gestion temporaire jusqu’à l’achat du foncier, étaient même privilégiées, indique l’Ami.
Le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt se voulait ainsi volontairement large. Les candidats pouvaient proposer une occupation transitoire du site, un projet de requalification globale ou une offre d’acquisition sur tout ou partie de son périmètre.
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2 réflexions sur « Grenoble : l’ex-cité du Rabot, pour l’heure vide, très convoitée par les militants pour loger les sans-abris »
Bonjour.
Déjà loger les personnes en situation régulière avant de penser à ceux qui ont fraudé pour être en Europe car marre de voir la misère du monde ici. Qu’ils se battent au lieu de fuir.
Question bête : aussi pour loger tous ceux qui sont sous OQTF ?