TRIBUNE LIBRE – Au creux de l’été, le 18 juillet 2025, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) conjoint de l’Etat, la Ville de Grenoble et Grenoble-Alpes Métropole était publié sur le site des cessions immobilières de L’Etat. Son objet : le devenir de la cité du Rabot sur le site de la Bastille à Grenoble. Avec comme échéance pour déposer une proposition : le 15 décembre 2025. Une erreur selon un groupe d’habitants, pour qui un autre projet est possible.
L’ex-cité universitaire du Rabot, emblème de l’agglomération grenobloise sur le site de la Bastille, patrimoine des Grenoblois et des autres métropolitains, ne peut pas être vendu à un opérateur privé. Il doit demeurer un commun public.
Ces 8 hectares sont une composante du projet de Grenoble-Alpes Métropole Polarité Bastille-Chartreuse-Centre historique. Décider de leur sort, à la veille des élections municipales et métropolitaines 2026, empêche tout débat habitants-élus.
Il faut, parait-il, trouver 83 millions d’euros pour restaurer le site (bâtiments et environnement naturel). Il y a nécessité de trouver les financements et le modèle économique pour faire vivre des activités de façon pérenne. Il faut, en outre, mettre à niveau la partie publique, voirie en particulier. Construire son avenir en cohérence avec le projet métropolitain et décider aussi ce qu’il faut garder et restaurer serait ainsi préférable.
Enfin, il serait souhaitable de répondre à une question absolument essentielle. Comment établir l’accessibilité du site pour toutes et tous ? Plusieurs pistes sont à étudier : ascenseur urbain, rétablissement de la ligne 40 par le Smmag, sécurisation de l’ensemble des voies d’accès, réouverture de toutes les portes… Sans cette accessibilité, tout projet serait vide de sens.
Pour le lancement d’un débat public sur le devenir du Rabot
En tant que groupe d’habitants (bénévoles associatifs, architectes, universitaires, acteurs culturels), nous pensons que ce moment est l’opportunité d’achever le grand dessein de Paul Mistral. Un maire de Grenoble visionnaire, qui avait installé le Téléphérique de Grenoble pour rendre la montagne accessible à toutes et à tous.
Nous pensons que la démarche prévue, avec ce calendrier, n’est pas faisable.
D’un point de vue démocratique et pour l’avenir de Grenoble et de son agglomération, nous souhaitons, outre la suspension de cet A.M.I., le lancement du débat public au second semestre 2026.
Ce débat devra être, en même temps, grenoblois et métropolitain.
Et si cela devenait un sujet pour la campagne électorale qui a commencé ?
Et si nous prenions soin de ce qui nous unit ?
Les signataires (par ordre alphabétique)
Dominique Barrome
Jean Caune
Jean-Philippe Charon
Gérald Dulac
Sylvie Mahieu
Bernard Malraison
Magali Paliard
Pierre Louis Serero
Benoît Tiberghien
Rappel : Les tribunes publiées sur Place Gre’net ont pour vocation de nourrir le débat et de contribuer à un échange constructif entre citoyens d’opinions diverses. Les propos tenus dans ce cadre ne reflètent en aucune mesure les opinions des journalistes ou de la rédaction et n’engagent que leur auteur.
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