FLASH INFO – Plusieurs structures régionales dédiées à l’insertion par l’activité économique tirent la sonnette d’alarme concernant le projet de loi de finances qui prévoit une baisse de 14 % des moyens accordés au secteur de l’insertion. Sur la seule région Auvergne-Rhône-Alpes, une telle baisse entraînerait la fin du suivi de 5 000 personnes et le licenciement de plus de 300 encadrants et conseillers, selon leurs calculs.
« L’insertion sacrifiée » ? C’est ce que dénoncent plusieurs structures de l’insertion par l’activité économique (IAE) en Auvergne-Rhône-Alpes. La Fédération des entreprises d’insertion, Territoires insertion 38, le réseau Coorace Auvergne-Rhône-Alpes, l’Union nationale des associations intermédiaires, Chantier École Aura ou encore la Fédération des acteurs de la solidarité ont ainsi exprimé leur inquiétude face aux modalités du projet de loi de finances 2026, lors d’une conférence dans les locaux du groupe Adéquation à Voiron, le 1er décembre.
En cause ? Une possible coupe budgétaire de 14 % pour le financement de l’insertion au niveau national. « Cette amputation du budget de 200 millions d’euros menacerait directement jusqu’à 20 000 postes d’insertion et la rupture de parcours pour 60 000 personnes en situation de grande fragilité », ont alerté les structures régionales de l’IAE. Ceci alors qu’elles « accompagnent, forment, remettent en confiance et permettent le retour à l’emploi de publics parmi les plus exclus » et représentent ainsi un « bouclier social », jugent-elles.

Les structures régionales de l’IAE ont tiré la sonnette d’alarme, lors d’une conférence le 1er décembre 2025. © Territoires insertion 38
Cette baisse de 14 % pourrait entraîner la destruction de 1 500 ETP (équivalents temps plein) sur l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes, « soit 5 000 personnes qui ne [seraient] pas accompagnées en 2026″, indiquent les structures. « Cela entraînerait le licenciement économique de plus de 300 encadrants et conseillères en insertion professionnels, et donc un surcoût pour la collectivité en termes d’allocation de retour à l’emploi », poursuivent-elles. Un surcoût qu’elles estiment à plus de 5 millions d’euros.
Pour le seul département de l’Isère, l’IAE représente 80 entreprises, « plus de 4 000 personnes qui retrouvent chaque année une autonomie professionnelle et sociale » et « plus de 50 millions d’euros de chiffres d’affaires qui permettent des retombées économiques induites, issues de la consommation, de l’activité des fournisseurs et des recettes fiscales locales », ont chiffré les structures. Ces dernières appellent ainsi à la préservation du budget dédié à l’insertion mais aussi au maintien des moyens alloués à la formation et du budget du Fonds de développement de l’inclusion.



Une réflexion sur « Les acteurs de l’insertion par l’activité économique en Aura s’inquiètent de la baisse annoncée de leurs moyens »
Le travail, cette activité défendu par tout les bords politiques, est mort.
https://www.palim-psao.fr/article-groupe-krisis-manifeste-contre-le-travail-en-integralite-sous-forme-de-brochure-imprimable-52224631.html