FOCUS – Depuis le lundi 15 décembre 2025, l’Assemblée nationale examine le projet de loi relatif à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) d’hiver 2030 dans les Alpes. Ce texte, déjà adopté en première lecture par le Sénat, suscite de vives oppositions, tant sur le plan politique qu’environnemental.
Les Jeux olympiques d’hiver 2030 s’annoncent comme un défi majeur pour les Alpes françaises. Alors que l’Assemblée nationale entame l’examen du projet de loi dédié à leur organisation, les polémiques s’accumulent. En effet, depuis l’attribution des JO 2030 aux Alpes, la gouvernance du projet est régulièrement ébranlée.
La démission récente d’Anne Murac, alors directrice des opérations du Comité d’organisation des JOP1Jeux olympiques et paralympiques 2030, après seulement cinq mois de mandat, illustre les tensions internes. Chargée de superviser la « carte des sites », qui répartit les compétitions entre les différents pôles (Savoie, Haute-Savoie, Nice, Briançon), elle quitte ses fonctions dans un contexte de désaccords profonds sur la répartition des épreuves et des financements.
Le Département de la Savoie a, de son côté, suspendu sa participation aux réunions de préparation. Hervé Gaymard, président du conseil départemental, a rappelé dans un courrier à destination des présidents de Région Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la ministre des Sports, de la préfecture de Savoie, de la Société de livraison des ouvrages olympiques et des communes concernées, que la Savoie n’avait pas été consultée sur l’opportunité de la candidature, ni sur la carte des sites, jugée « insatisfaisante ». Il dénonce alors un rôle réduit à celui de « variable d’ajustement budgétaire »
Allers-retours sur la carte des sites Alpes 2030 : un casse-tête logistique
La localisation des sites olympiques est un autre sujet de discorde. La réintégration de Val d’Isère pour le ski alpin, la sélection du site étranger pour le patinage de vitesse, ou encore la dispersion des épreuves entre Nice et le Briançonnais posent question. Ces choix, souvent revus à la baisse ou modifiés, reflètent une organisation hésitante, voire improvisée.
Les organisateurs assurent bien que les infrastructures existantes limiteront les coûts et l’artificialisation des sols. Mais cette promesse est loin de convaincre, notamment face à la nécessité de construire de nouveaux équipements et de recourir massivement à la neige artificielle, dans un contexte de réchauffement climatique.
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Une réflexion sur « JO 2030 dans les Alpes : un projet très décrié qui doit convaincre à l’Assemblée nationale »
Avec un tel enthousiasme collectif pour ce projet, et sachant que c’est tellement plus simple de ne rien faire, il faut une extraordinaire dose d’optimisme aux porteurs de ce projet !