TRIBUNE LIBRE – Stéphane Gemmani, fondateur du Samu Social de Grenoble et conseiller régional d’Auvergne Rhône-Alpes, réagit aux événements survenus durant le concert de Barbara Butch à Grenoble. Au-delà de cet épisode, il a le sentiment que Grenoble est en train de devenir le laboratoire d’une politique fondée sur l’intimidation, l’assignation identitaire et la disqualification des contradicteurs. Et craint que cette dérive locale ne finisse par produire des conséquences bien au-delà de ses frontières.
« Grenoble a toujours été une ville qui expérimente. Ville de science, d’industrie, d’universités, d’innovations sociales et de conquêtes républicaines, elle a souvent montré qu’il était possible d’inventer l’avenir. C’est cette audace qui a façonné son identité et sa réputation. Aujourd’hui pourtant, une autre expérimentation est à l’œuvre. Et elle m’inquiète profondément.
Je vois peu à peu s’installer une gauche qui ne cherche plus à convaincre mais à désigner des adversaires, à enfermer chacun dans une identité, à distribuer des étiquettes plutôt qu’à débattre. Une gauche de la conflictualité permanente, de l’outrance et de la disqualification. Cette gauche, je l’identifie clairement à La France insoumise et à celles et ceux qui, à Grenoble, en reprennent les méthodes.
« Je crois à une gauche qui protège, qui émancipe et qui rassemble »
Je suis un homme de gauche. Je le suis depuis toujours et je le resterai. Mon engagement s’est construit autour de la justice sociale, de la protection des plus fragiles, de la laïcité, de l’universalisme et de la République. J’ai créé le Samu social de Grenoble, j’ai consacré une partie de ma vie à la prévention, à l’accessibilité et à la lutte contre les exclusions.
Je crois à une gauche qui protège, qui émancipe et qui rassemble. Une gauche qui considère aussi que la sécurité est la première des solidarités, parce que les premières victimes de l’insécurité sont toujours celles et ceux qui n’ont ni les moyens de s’en protéger ni la possibilité de la fuir.
« Cette gauche combat avec la même détermination l’antisémitisme, le racisme, la haine antimusulmane, le sexisme, l’homophobie, les LGBTphobies et toutes les discriminations. »
Cette gauche combat avec la même détermination l’antisémitisme, le racisme, la haine antimusulmane, le sexisme, l’homophobie, les LGBTphobies et toutes les discriminations. Elle ne hiérarchise jamais les victimes. Elle refuse les communautarismes comme les stigmatisations et ne réduit jamais un citoyen à son origine, à sa religion ou à son identité supposée. C’est précisément parce que je suis attaché à cette gauche républicaine que je refuse aujourd’hui de me taire.
« J’étais présent, au premier rang. J’ai vu passer des bouteilles et des projectiles. J’ai vu des jets de liquides. J’ai moi-même reçu des graviers »
Les événements survenus autour du concert de Barbara Butch ne relèvent pas d’une simple polémique culturelle. J’étais présent, au premier rang. J’ai vu passer des bouteilles et des projectiles. J’ai vu des jets de liquides. J’ai moi-même reçu des graviers. Chacun est libre de contester une artiste ou une programmation. C’est même le principe de la liberté d’expression. Mais lorsque l’intimidation et la pression physique remplacent le débat, une ligne est franchie. La violence ne peut jamais devenir un mode d’action politique.
Pourtant, ce qui m’inquiète presque davantage est arrivé ensuite.
« Certains cherchent à me faire passer pour un islamophobe. Cette accusation est fausse. »
Depuis des années, parce que je défends une conception républicaine de la laïcité et que je me suis opposé au burkini dans les piscines municipales de Grenoble, certains cherchent à me faire passer pour un islamophobe. Cette accusation est fausse.
Je n’ai jamais combattu les musulmans. Je n’ai jamais contesté à quiconque le droit de croire, de pratiquer sa religion ou de ne pas croire. Je combats les fondamentalismes, quels qu’ils soient, parce qu’ils menacent les libertés. Je combats tout autant ceux qui voudraient détourner la laïcité pour en faire une arme contre les religions.
La laïcité protège. Elle ne désigne pas des ennemis. Elle garantit à chacun la même liberté de conscience et permet à des citoyens de convictions différentes de vivre ensemble dans un même espace républicain.
C’est pourquoi je considère comme profondément irresponsable de coller à un adversaire politique une étiquette aussi lourde que celle d’« islamophobe » sans tenir compte de son parcours, de ses combats et de ses actes. Car les mots ne sont jamais neutres. Dans une société traversée par les radicalités, ils deviennent des accusations, puis des slogans, avant parfois de se transformer en menaces. Accuser sans preuve, c’est aussi prendre le risque de mettre une cible dans le dos de celui que l’on désigne.
Il faut ici être précis. Lorsque je parle de « gauche du chaos », je ne parle pas de toute la gauche. Je parle d’une méthode politique. Celle qui préfère le rapport de force au débat, l’outrance à l’argumentation, l’assignation identitaire à l’universalisme, la disqualification de l’adversaire à la confrontation des idées.
« Lorsque l’on traite quelqu’un d’islamophobe sans fondement, on ne cherche plus à convaincre : on cherche à le discréditer. »
À Grenoble, Allan Brunon est devenu l’un des visages de cette méthode. Chacun est libre de critiquer mes positions. C’est même la règle du débat démocratique. Mais il existe une différence fondamentale entre répondre à des arguments et enfermer un adversaire dans une accusation infamante. Lorsque l’on traite quelqu’un d’islamophobe sans fondement, on ne cherche plus à convaincre : on cherche à le discréditer.

Allan Brunon, président du groupe d’opposition La France insoumise, avait lui aussi donné de la voix pour s’opposer au concert de Barbara Butch. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Les responsables politiques devraient pourtant être les premiers à mesurer le poids des mots. Ils savent que les accusations circulent, se déforment, s’amplifient sur les réseaux sociaux jusqu’à échapper à ceux qui les ont lancées. Dans un climat de tensions croissantes, cette légèreté devient une faute politique.
Le plus préoccupant est peut-être ailleurs.
« Le silence n’est pas toujours de la prudence. Il peut devenir un renoncement. »
Cette stratégie ne prospérerait pas si une partie de la gauche avait le courage de fixer des limites claires. Je ne confonds pas la majorité municipale avec La France insoumise. En revanche, je lui reproche trop souvent de ne pas s’opposer avec suffisamment de fermeté à ces méthodes. À force de préserver des équilibres politiques ou électoraux, elle laisse progressivement s’imposer un vocabulaire, des pratiques et une manière de faire qui finissent par contaminer toute la gauche locale.
Le silence n’est pas toujours de la prudence. Il peut devenir un renoncement. Et les conséquences dépassent largement Grenoble.
Lorsqu’une partie de la gauche abandonne des sujets essentiels comme la sécurité, la laïcité ou l’universalisme par peur d’être caricaturée, elle laisse le terrain libre aux extrêmes.
Lorsqu’une partie de la gauche abandonne des sujets essentiels comme la sécurité, la laïcité ou l’universalisme par peur d’être caricaturée, elle laisse le terrain libre aux extrêmes. Des citoyens qui pourraient se reconnaître dans une gauche sociale, écologique et profondément républicaine ne voient plus que les polémiques, les procès d’intention et les affrontements permanents. C’est ainsi que la gauche du chaos finit par donner de la force à ceux qu’elle prétend combattre.
L’extrême droite ne progresse pas uniquement parce que ses idées séduisent davantage. Elle progresse aussi lorsque la gauche cesse d’incarner clairement les siennes. Lorsque des républicains ne se reconnaissent plus dans les discours qui parlent en leur nom. Lorsque l’outrance remplace le débat et que l’on préfère distribuer des étiquettes plutôt que répondre aux inquiétudes réelles des Français.
À force de traiter d’extrême droite et de fascistes toutes celles et ceux qui refusent les outrances de La France insoumise, on produit exactement l’effet inverse de celui recherché.
Depuis plusieurs mois, un phénomène m’inquiète profondément. J’entends des femmes et des hommes profondément modérés, parfois même issus de la gauche ou appartenant à la communauté juive, me dire qu’en cas de second tour entre Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement national, ils choisiraient ce dernier. Non par adhésion à son projet, mais parce qu’ils disent redouter davantage ce que La France insoumise est en train d’introduire dans le débat public : la conflictualité permanente, les assignations identitaires et la disqualification des contradicteurs.
Je ne prétends pas que cette perception soit majoritaire. Mais le simple fait qu’elle existe devrait tous nous alerter. Lorsqu’une partie de citoyens qui se sont longtemps reconnus dans une gauche républicaine en viennent à tenir un tel raisonnement, c’est le symptôme d’un malaise démocratique profond.
À force de traiter d’extrême droite et de fascistes toutes celles et ceux qui refusent les outrances de La France insoumise, on produit exactement l’effet inverse de celui recherché. On éloigne des républicains, on fracture davantage le débat public et, finalement, on offre à l’extrême droite ce qu’elle espère le plus : de nouveaux électeurs.
« Défendre le droit d’un artiste à se produire n’a jamais signifié partager ses idées. »
Face à cette dérive, je continuerai à défendre une autre gauche. Une gauche républicaine, universaliste et laïque. Une gauche qui protège sans distinguer les origines, les croyances ou les appartenances. Une gauche qui refuse de choisir ses indignations, qui combat avec la même détermination l’antisémitisme, le racisme, la haine antimusulmane, le sexisme, l’homophobie et toutes les formes de discrimination. Une gauche qui répond aux arguments plutôt qu’aux personnes, qui préfère convaincre plutôt que condamner, rassembler plutôt qu’assigner.
Je continuerai également à défendre la liberté d’expression, y compris lorsqu’elle bénéficie à des personnes avec lesquelles je suis en profond désaccord. Parce que cette liberté n’a de valeur que si elle protège aussi les paroles qui dérangent. Défendre le droit d’un artiste à se produire n’a jamais signifié partager ses idées. Cela signifie simplement refuser que l’intimidation ou la violence décident de qui peut s’exprimer dans notre ville.
« Je refuse que Grenoble devienne le laboratoire d’une gauche qui divise »
Grenoble porte une histoire singulière. Elle fut l’un des berceaux de la Révolution française. Avec la Journée des Tuiles, elle a contribué à ouvrir le chemin des libertés modernes. Elle a souvent été une ville qui invente, qui expérimente et qui éclaire le pays. C’est précisément pour cette raison que nous avons aujourd’hui une responsabilité particulière.
Je refuse que Grenoble devienne le laboratoire d’une gauche qui divise davantage qu’elle ne rassemble, qui soupçonne davantage qu’elle n’écoute et qui exclut davantage qu’elle ne convainc. Car les démocraties ne s’effondrent pas seulement sous les coups de leurs ennemis. Elles s’affaiblissent aussi lorsque le débat cède la place à l’anathème, lorsque la peur remplace le dialogue et lorsque les responsables politiques oublient que leurs mots peuvent devenir des armes.
Je ne veux pas que Grenoble entre dans l’histoire comme la ville où une partie de la gauche, par faiblesse, par calcul ou par renoncement, aurait laissé prospérer une culture de l’intimidation qui finirait par servir ceux qu’elle prétend combattre. Je veux qu’elle demeure fidèle à ce qu’elle a toujours su être : une ville qui expérimente le progrès plutôt que le chaos, la République plutôt que les appartenances, l’universalisme plutôt que les assignations identitaires, le débat plutôt que les invectives. Parce que la véritable audace n’est pas de fracturer une société.
La véritable audace est de continuer à la faire tenir debout. »
Rappel : Les tribunes publiées sur Place Gre’net ont pour vocation de nourrir le débat et de contribuer à un échange constructif entre citoyens d’opinions diverses. Les propos tenus dans ce cadre ne reflètent en aucune mesure les opinions des journalistes ou de la rédaction et n’engagent que leur auteur.
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![Nouvel accrochage entre Réconcilier Grenoble et LFI autour de Barbara Butch, du Cabaret frappé... et de la "judéité" "Je vous demande à la fois d'avoir des propos respectueux les uns envers les autres, mais aussi de traiter les sujets qui sont à l'ordre du jour". C'est avec ces mots que Laurence Ruffin, maire de Grenoble, a ouvert le troisième conseil municipal de son mandat le mardi 26 mai 2026. Sept heures plus tard, une délibération concernant les racks à vélo pour le Cabaret frappé allait donner lieu... à des prises de parole sur la lutte palestinienne et à un incident de séance entre les groupes d'opposition LFI et Réconcilier Grenoble. Laurence Ruffin au poste de maire lors du conseil municipal du 25 mai 2026. © Florent Mathieu - Place Gre'net Comment en sommes-nous arrivés là? Les élus insoumis ont profité de la délibération pour (re)dire tout le mal qu'ils pensaient de la programmation de la DJ Barbara Butch à l'édition 2026 du festival. Peu satisfait de la réponse qu'avait adressé (et qu'allait répéter) l'adjoint à la Culture Alexis Monge lors d'une première interpellation, le chef de file du groupe LFI Allan Brunon a, une fois encore, interpellé l'exécutif grenoblois pour lui demander "une clarification politique". Autrement dit, soit déprogrammer l'artiste, soit rejoindre l'appel au boycott lancé par les Insoumis. 1 Barbara Butch est dans le viseur de LFI pour figurer parmi les signataires d'une tribune soutenant la proposition de loi Yadan. Un texte, depuis retiré, qui entendait faciliter les poursuites en cas de contestation du droit à exister de l'État d'Israël. Et ceci dans le but de lutter contre les "formes renouvelées de l'antisémitisme". Et qui, pour ses détracteurs, menaçait de criminaliser le soutien à la cause palestinienne. Ainsi que l'a longuement rappelé Allan Brunon, fustigeant une loi visant à "stigmatiser tout un pan de ceux qui luttent contre le génocide a Gaza". <!--yith_wcmbs_alternative_content-->
<!--yith_wcmbs_members_only_content_start--> Violemment attaquée par des milieux identitaires ou marqués à l'ultra-droite pour avoir participé à une (prétendue) parodie de La Cène lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris, Barbara Butch est aujourd'hui dans le collimateur de LFI pour avoir signé une tribune de soutien à la loi Yadan. DR Mais Allan Brunon n'a pas été le seul à prendre la parole parmi les rangs des Insoumis. Le groupe a mis les bouchées triples avec trois interventions à la suite. Celle d'Allan Brunon, suivie par celle d'Abdelnour Djebbouri et de Khemisti Boubeker. Quitte à s'autoriser quelques balles perdues, comme une en direction... des Socialistes, dont certains comme François Hollande ont également signé la tribune incriminée. Tandis que l'élue PS de la majorité Amandine Germain s'est vue reprocher d'avoir approuvé le retrait de subvention du Département à un festival isérois pour avoir programmé le rappeur Médine. Mais c'est évidemment l'État d'Israël qui était dans le collimateur. Barbara Butch, une artiste chantre de l'amour? "Est-ce qu'il y a eu de l'amour pendant la Nakba en 1947, pendant les expulsions, pendant les massacres, pendant les spoliations de terre? Est-ce qu'il y a encore de l'amour aujourd'hui lors des destructions de maisons, les expulsions, les checkpoints, l’apartheid et la colonisation en cours?", a martelé Abdelnour Djebbouri. "Lorsqu'il s'agit d'Israël, [...], les sanctions culturelles restent quasi inexistantes. On a pu le voir encore avec l'Eurovision", a rajouté Khemisti Boubeker. 2 L'élue du groupe Réconcilier Grenoble Émilie Chalas a, par la suite, pris la parole pour commenter la prise de position de LFI. "Le sujet au fond, ce qui amène à chaque La France Insoumise à s'exprimer, c'est la question du judaïsme. [...] Dès qu'il y a un sujet vis-à-vis d'Israël ou de la judéité sous toutes ses formes, il y a LFI au rendez-vous pour répéter ses éléments de langage", a lancé la conseillère municipale d'opposition. Quitte à scandaliser ses collègues insoumis, lesquels ont quitté la salle du conseil municipal. Résultat? Deux suspensions de séances successives, Émilie Chalas réitérant ses propos à la fin de la première. Émilie Chalas lors de sa prise de parole. © Ville de Grenoble "Je vais faire consigner au procès-verbal les propos qui ont été tenus et qui n'ont pas lieu d'être dans cette institution. Je tiens à ce que les propos soient respectueux", a tancé Laurence Ruffin sans préciser quels propos étaient visés. Et la maire de rappeler que le sujet portait initialement sur la question des racks à vélo, comme elle l'avait une première fois... au moment de la prise de parole d'Émilie Chalas. "Je ne sais pas pourquoi c'est moi que vous interrompez", lui avait rétorqué l'élue avec une certaine ironie. Il est vrai que les élus LFI comme ceux de la majorité avaient eu auparavant tout le loisir de s'exprimer, sans éprouver la patience de la maire. 3 Aux tensions et incidents de séance sont venus s'ajouter... le duel par communiqués interposés. "Émilie Chalas, élue du groupe de droite, a répété à trois reprises que nous avions un problème avec la “judéité” et le “judaïsme”. Nous avons quitté le conseil, et la maire de Grenoble a poursuivi la séance sans condamner fermement ses propos", a déclaré Allan Brunon à la suite du conseil municipal. Et d'ajouter avoir saisi la préfère de l'Isère et le procureur de la République... soit une nouvelle démarche après les tensions lors du premier conseil municipal de la mandature, le 27 mars 2026. Les élus du groupe LFI se sont filmés sur les marches de l'Hôtel de Ville après avoir quitté la séance du conseil municipal suite aux propos tenus par Émilie Chalas. © LFI Quelques heures plus tard, c'était au tour de Réconcilier Grenoble de publier son communiqué. "Cette nouvelle polémique apparaît avant tout comme un coup de communication orchestré par Allan Brunon et son groupe, dans une logique permanente de dramatisation, de tension politique et de polarisation des débats autour de sujets nationaux qui sont éloignés des sujets concernant la gestion municipale", ont estimé les élus du groupe d'opposition. Réconcilier Grenoble n'a pas manqué de dénoncer (encore) un "deux poids deux mesures" de la part de Laurence Ruffin. Laquelle "a choisi de suspendre immédiatement la séance, donnant le sentiment de céder systématiquement aux mises en scène et aux pressions politiques du groupe LFI", considèrent les élus. Et de revenir sur la séance où eux-mêmes avait été traités de "nazis" par Allan Brunon: Malgré la gravité extrême de ces propos condamnables, aucune suspension de séance n’avait été accordée afin de réunir les présidents de groupe et d’apaiser les échanges".](https://www.placegrenet.fr/wp-content/uploads/2026/05/conseil-municipal-de-grenoble-26-mai-2026-3-1000x288.jpg)



8 réflexions sur « Tribune – « Grenoble ne doit pas devenir ce laboratoire de la gauche du chaos » »
La fable du loup et l’agneau, on vous dit.
https://www.lepoint.fr/politique/avec-moi-on-ne-sen-prend-pas-aux-insoumis-apres-laffaire-barbara-butch-les-dessous-de-la-methode-5UIQOYA5HJGXNOPEHYXL5DPPSQ/
Le Point écrit « Lors des derniers conseils municipaux, en mai et juin, Khemisti Boubeker et Abdelnour Djebbouri, conseillers municipaux insoumis, avaient demandé le boycott de Barbara Butch au nom de leur groupe. »
Précisons que quelqu’un accompagnait Allan Brunon quand il a traité un commerçant de « sale tapette », qui a tout l’air d’être le sosie d’Abdelnour Djebbouri ou lui même, comme on le voit sur la vidéo.
https://www.dailymotion.com/video/xa38paw
Et rappelons que c’est la soeur de François Ruffin (« la meilleure de la famille » qu’il disait …) qui a fait que cet individu est à la mairie de Grenoble.
Bernard Cazeneuve : « Si la gauche, c’est d’envahir des concerts, si la gauche, ça consiste à maintenir au Parlement ce que l’on pourrait appeler quasiment des milices, alors nous sommes dans un tout autre système. Et cette gauche-là n’est pas la gauche ».
https://www.bfmtv.com/politique/la-france-insoumise/video-concert-de-barbara-butch-perturbe-cette-gauche-la-n-est-pas-la-gauche-declare-bernard-cazeneuve_VN-202607200221.html
Raphaël Glucksmann : « LFI n’est pas de gauche ».
https://www.instagram.com/reel/DWOJ1N5CHR6/
La soeur de François Ruffin : avec LFI « dans le fond, on partage les mêmes sujets. Je pense qu’on doit être capable de faire l’union. »
https://actu.fr/auvergne-rhone-alpes/grenoble_38185/municipales-a-grenoble-laurence-ruffin-soutenue-par-eric-piolle-la-porte-a-lfi-est-ouverte_63537963.html
Merci.
Un discours que j’attendais depuis un moment à Grenoble
Continuez comme ça
fmjb38
Ça rappelle la fable du loup et de l’agneau….
Il a mille fois raison! 👌
« ne doit pas devenir ? ». Le mal est fait et ses racines sont anciennes et profondes. Elles datent de l’élection de Piolle en 2014.
Certes c’est de pire en pire mais pourquoi en est-on là ? La vraie question qui se pose est celle de la validité de l’élection de Laurence Ruffin. Car combien de milliers d’électeurs ont-ils été trompés en croyant voter Ruffin alors qu’en fait c’était Ruffin-Brunon ?
Est-ce pour ça qu’elle a déposé plainte contre X au lieu de nommer Brunon ?
Bravo 👏
Vous avez bien résumé la pensée de beaucoup de grenoblois, MMe Ruffin montre malheureusement ses limites et l’erreur d’avoir fait alliance avec le LFI