FOCUS – Le syndicat Sud Collectivités territoriales de l’Isère dénonce « une atteinte grave à la liberté syndicale et au droit de grève » à la Ville de Grenoble. En cause ? Une note de service obligeant les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) et ceux du périscolaire et de la restauration scolaire à ne faire grève que toute la journée. Alors que le tribunal administratif a été saisi, l’adjoint au Personnel de Grenoble Pierre Mériaux assume une mesure prise au nom de la continuité du service public en direction de publics vulnérables.
Y aurait-il une « atteinte grave à la liberté syndicale et au droit de grève » au sein de la Ville de Grenoble ? C’est ce qu’a dénoncé le syndicat Sud Collectivités territoriales de l’Isère, fin octobre 2025, en accusant la municipalité « d’organiser délibérément l’incapacité des agents des services périscolaires et de restauration scolaire à exercer effectivement leur droit de grève ». Un recours en excès de pouvoir a été déposé devant le tribunal administratif.

Slogans à Grenoble en faveur des Atsem lors d’un mouvement national de grève. © Paul Turenne – Place Gre’net
En toile de fond ? Une note de service émise par le directeur général des services de Grenoble le 2 avril 2021, stipulant que les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) et les agents des services d’accueil du périscolaire et de la restauration scolaire n’ont plus la possibilité de faire grève sur une demi-journée, voire sur une heure, mais uniquement sur la totalité de leur journée de travail.
Pour le syndicat Sud Collectivités territoriales de l’Isère (Sud CT 38), une telle contrainte crée « une discrimination flagrante » entre les agents concernés et ceux des autres services, lesquels ont plus de latitude dans l’exercice de leur droit de grève.
De plus, « les ATSEMs, agents.es d’entretien et du périscolaires sont contraints.es de perdre une journée entière de salaire (1/30e) s’ils ou elles veulent exercer leur droit constitutionnel de grève », dénonce le syndicat par voie de communiqué.
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Une réflexion sur « La Ville de Grenoble accusée de restreindre le droit de grève des Atsem et agents du périscolaire »
Pierre Mériaux, c’est l’adjoint au mentor de Laurence Ruffin qui a traité le journal Le Postillon de « média d’extrême-droite ».
C’est aussi l’acharné qui a suspendu sans salaire deux policiers municipaux parce qu’ils avaient poursuivi un conducteur après son refus d’obtempérer, sanction odieuse et révoltante que le tribunal administratif a annulée.