FOCUS – Le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux, a révélé, lundi 10 novembre 2025, l’arrestation de plusieurs télépilotes de drones pris en flagrant délit alors qu’ils tentaient d’introduire des colis dans la maison d’arrêt de Varces-Allières-et-Risset. Des interpellations rendues possibles par la coopération étroite entre l’administration pénitentiaire et la gendarmerie de l’Isère, face à un phénomène en pleine recrudescence.
Si les projections manuelles par-dessus les murs d’enceinte de la maison d’arrêt de Varces-Allières-et-Risset ont quasiment disparu depuis 2022, l’administration pénitentiaire doit désormais composer avec une menace aérienne : celle des drones.
« Les délinquants sont toujours inventifs. Les drones ont pris la place des frondes », a constaté Étienne Manteaux, procureur de la République de Grenoble, au cours d’un point presse tenu lundi 10 novembre 2025 au palais de justice. Ainsi, les gendarmes de la compagnie de Grenoble ont-ils appréhendé en flagrant délit à proximité de la prison deux équipes de télépilotes qui tentaient d’y introduire des objets.
La première interpellation a eu lieu dans la nuit du lundi 3 novembre alors que trois individus venaient juste de faire atterrir leur engin. « Le drone était caché sous leur voiture, juste à côté de l’établissement, a précisé le procureur. Les trois hommes ont été placés en garde à vue, puis présentés en comparution immédiate », a‑t-il indiqué. Les prévenus, âgés d’une vingtaine d’années, ont demandé un délai pour préparer leur défense. Ils seront donc jugés le 5 décembre 2025.

Au centre, Patrick Malle, directeur de la maison d’arrêt de Varces, et Étienne Manteaux, procureur de la République de Grenoble, entourés de militaires de la compagnie de gendarmerie de l’Isère.. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Deux jours plus tard, les militaires ont arrêté un autre pilote dans des circonstances similaires, à l’issue d’une nouvelle tentative d’intrusion avortée. Celui-ci a reconnu les faits et a été condamné à cinq mois d’emprisonnement ferme, dans le cadre d’une procédure de plaider-coupable.
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