FOCUS – Quatre mois après la présentation d’Exalia, le projet industriel porté par Olivier Six et d’anciens salariés de Vencorex franchit une étape clé. Grenoble-Alpes Métropole a en effet voté, vendredi 7 novembre 2025, une délibération de principe engageant jusqu’à 3 millions d’euros sous forme d’avances remboursables pour soutenir la reprise de la plateforme chimique de Pont-de-Claix. Objectif : relancer la production de chlore et amorcer la création d’un pôle de « chimie décarbonée » d’ici 2027.
« Aujourd’hui, le conseil métropolitain a voté à l’unanimité une délibération de principe de soutien au projet Exalia », a annoncé, vendredi 7 novembre 2025, Christophe Ferrari. « Une bonne nouvelle pour l’avenir industriel du territoire », a souligné le président de Grenoble-Alpes Métropole, accompagné pour l’occasion de Guy Jullien, vice-président chargé de l’économie, de l’industrie et de la résilience économique.
Ce vote acte le principe d’un soutien de 3 millions d’euros, sous forme d’avances remboursables fléchées vers des investissements décarbonés Un premier engagement public, symbole d’un retour de confiance après la liquidation de Vencorex au printemps 2025, comme l’a expliqué Christophe Ferrari au micro de Place Gre’net.
« Dans une première phase, nous sommes sur un investissement de 40 millions d’euros pour rénover l’outil de production et assurer les salaires des salariés qui vont démarrer le projet », a complété Guy Jullien.
Sur cet investissement, outre les 3 millions de la Métro, la Région se voit sollicitée à hauteur de 7 millions d’euros et l’État de 10 millions, via la BPI, l’Ademe et la Banque des territoires. Côté privé, le porteur industriel (CIC Orio) investira des fonds propres et mobilisera un pool bancaire. « Mais tout ça peut évoluer », a‑t-il précisé.
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Une réflexion sur « Plateforme chimique de Pont-de-Claix : la Métropole acte un soutien décisif au projet de reprise Exalia »
Beau volontarisme de la part des différents acteurs, en espérant qu’il ne s’agit pas seulement d’acheter du temps, et qu’une activité pérenne pourra être relancée dans une ambiance morose de l’industrie chimique en Europe.
Il y a cependant un point à clarifier. S’il s’agit de fabriquer les produits identiques à ceux de Vencorex, ne va-t-on pas retomber sur les difficultés pointées lors de l’audition des responsables de Vencorex, à savoir qu’il s’agit de produits de commodités avec des prix de marché très bas du fait des surcapacités mondiales en particulier asiatiques ? Une autre difficulté pointée était le coup de fonctionnement du site qui n’était pas optimisé, difficulté que la rénovation prévue du site pourrait lever. Mais est-ce que cela sera suffisant pour contrebalancer la dynamique des marchés ?