FOCUS – L’enquête sur la mort d’une octogénaire, découverte poignardée dans son appartement du centre-ville de Voiron le 28 octobre 2025, a pris un tournant décisif. Le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux, a exposé le 7 novembre les conclusions des premières investigations. Un homme de 48 ans, compagnon de l’amie de la victime ayant découvert le corps, a été placé en garde à vue et mis en examen pour homicide volontaire sur personne vulnérable. Un acte sordide d’une violence extrême commis, selon ses propres aveux, pour lui dérober ses moyens de paiement.
Mardi 28 octobre, il est 8 h 40 lorsqu’une femme de 51 ans, venue prévenir son amie octogénaire qu’elle ne pourrait pas, ce jour-là, lui confier son chien comme chaque semaine, découvre le corps de celle-ci gisant dans son appartement, au 36 de la rue de Sermorens, à Voiron. Elle referme aussitôt la porte et appelle les policiers de Voiron, premiers à intervenir.
Plus d’une semaine plus tard, au palais de justice de Grenoble, le procureur de la République, Étienne Manteaux, est revenu longuement sur les premiers éléments d’une enquête éclair, épaulé par Romain Rousseau, directeur de la Division de la criminalité organisée et spécialisée de l’Isère. Une affaire d’une violence rare, dont les contours se sont peu à peu dessinés au fil d’investigations menées tambour battant.

Étienne Manteaux, procureur de la République de Grenoble, et Romain Rousseau, directeur de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (Dcos) de l’Isère. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Amie proche de longue date, la quinquagénaire disposait d’un jeu de clés, « en raison de la confiance nouée au fil des années », a tout d’abord indiqué le procureur. Sur place, les enquêteurs ont constaté une scène en apparence ordinaire : pas de désordre notable, aucune effraction, ni trace de défense ou de violence sexuelle. Pourtant, certains détails interpellent, notamment deux tasses de café dans l’évier.
L’autopsie, pratiquée peu après, révélera toute l’horreur de l’attaque. La victime a reçu onze coups de couteau, dont quatre mortels qui ont atteint le cœur et la crosse aortique. Fragile – 1,46 m pour 33 kilos –, la vieille dame est morte « en moins d’une minute », indique le magistrat. L’extrême brutalité du geste tranche avec la vie discrète de cette femme surnommée « Galinette », ex-tenancière d’un bar de Voiron, connue et appréciée de tous.
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