FLASH INFO – Une cinquantaine de tombes du cimetière municipal de Froges ont subi des dégradations dans la nuit du 5 au 6 septembre 2025. Des croix et des et ornements religieux ont été brisés par un jeune homme de 22 ans, interpellé en flagrant délit par des riverains qui ont appelé les gendarmes. Présenté à la justice et placé sous contrôle judiciaire, il comparaîtra le 21 octobre devant un tribunal.
L’affaire a eu lieu au cœur de la nuit du 5 au 6 septembre 2025 dans le cimetière communal de Froges. Lieu où un jeune homme de 22 ans a profané une cinquantaine de sépultures, renversant croix, crucifix et ornements religieux. Alertés par le vacarme, des riverains sont intervenus, ont réussi à maîtriser le mis en cause en le maintenant jusqu’à l’arrivée des militaires de la brigade de gendarmerie de Saint-Ismier, qui l’ont donc interpellé en flagrant délit.
Placé en garde à vue, le jeune homme a immédiatement reconnu sa responsabilité. Il a expliqué aux enquêteurs avoir voulu faire « une forme de pèlerinage », après avoir passé une partie de son enfance à Froges.
Et d’expliquer « qu’il s’est senti morose et triste à cause de son enfance difficile, voulant extérioriser sa colère en s’en prenant à des éléments religieux évoquant Dieu », précise dans un communiqué, François Touret de Courcy, procureur adjoint de la République de Grenoble.
Les enquêteurs ont relevé la « fragilité psychiatrique » du profanateur
Concernant la personnalité du présumé auteur des faits, les gendarmes ont relevé une « fragilité psychiatrique assez clairement perceptible », explique le procureur adjoint. D’ailleurs, le mis en cause a lui-même évoqué « un trouble autistique non diagnostiqué ». Inconnu de la justice jusqu’alors, le jeune profanateur portait au moment des faits un couteau de type Opinel « au motif de se défendre », a-t-il prétendu.
Les faits, qualifiés de « violation de sépulture, tombeau, urne cinéraire ou monument édifié à la mémoire des morts », sont passibles d’un an de prison et 15 000 euros d’amende.
Présenté au parquet dimanche 7 septembre, le jeune homme placé sous contrôle judiciaire a obligation de soins et interdiction de paraître à Froges.
Son procès se déroulera le 21 octobre à 13 h 30 devant le tribunal correctionnel de Grenoble, au cours d’une comparution à délai différé. En effet, il faut encore que le résultat d’une expertise psychiatrique puisse en dire plus sur le profil du suspect et établir la liste des tombes profanées.
Ce n’est pas la première fois que de tels faits se produisent dans l’agglomération grenobloise. Dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 décembre 2023 au cimetière de l’Argentière de Fontaine, des malfaiteurs avaient arraché et dérobé plusieurs statuettes en bronze de la Vierge, endommageant ainsi des tombes.










