FLASH INFO – Lors d’un vol avec effraction commis dans la nuit du 19 au 20 septembre 2024 dans la chapelle de Mayres-Savel, des pillards avaient fait main basse sur plusieurs précieux objets religieux en bois datant des XVIII et XIXe siècles. La brigade de gendarmerie de La Mure a interpellé les deux auteurs, lesquels passeront devant leurs juges le 28 mars 2025.
Au nombre des objets dérobés, une Vierge à l’enfant en bois polychrome et dorée, un reliquaire dit de Saint-Blaise ainsi qu’une croix d’autel. Outre la valeur de ces objets liturgiques, ces vols, peuvent être assimilés à une profanation. Le petit édifice religieux avait été construit en 1962 par EDF, en mémoire du village de Savel, englouti par les eaux du lac de Monteynard.
Dès le 20 septembre 2024, les gendarmes de la compagnie de gendarmerie de La Mure avaient été saisis de ce vol. Les enquêteurs de la Brigade des recherches muroise avaient alors, sous la direction du parquet de Grenoble, diligenté une enquête flagrance. Les militaires avaient ainsi rapidement retrouvé la trace d’une partie des objets volés sur eBay, site bien connu de vente en ligne entre particuliers.
Dès lors, forts de renseignements pertinents et avec l’accord du procureur de la République de Grenoble, les enquêteurs se sont rendus dans le Sud de la France.
Tous les objets volés par le couple de malfaiteurs retrouvés
Le 2 octobre, « les investigations effectuées sur place permettaient d’identifier deux personnes de la région grenobloise comme auteurs présumés du vol qui ont reconnu les faits », a indiqué dans un communiqué, Éric Vaillant. Ce qui a également permis de retrouver la croix d’autel.
Les limiers de la gendarmerie ont aussi interpellé le receleur domicilié dans les Bouches-du-Rhône et ont saisi les objets provenant de la chapelle qu’il détenait encore. Notamment la Vierge à l’enfant et le reliquaire.
Cette enquête, rapidement menée « a permis à l’association qui gère la chapelle de récupérer l’ensemble des objets volés qui avaient une valeur religieuse et sentimentale pour les bénévoles de cette association », a fait savoir Éric Vaillant. Les mis en cause comparaîtront devant un juge le 28 mars 2025. Quant au receleur, ce dernier s’est vu mis hors de cause, « car il ignorait l’origine des biens achetés », a tenu à préciser le procureur.










