FOCUS – L’ADTC, association de promotion des transports en commun et des modes de déplacement alternatifs à la voiture, exprime son hostilité à la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenobloise. Une telle mesure serait, selon elle, préjudiciable au développement nécessaire du réseau. Ceci alors que la question de la gratuité risque fort de s’inviter dans les débats autour des municipales de mars 2026.
Si les adversaires de la majorité grenobloise reprochent souvent à l’association ADTC – Se déplacer autrement d’être le porte-voix de la municipalité, la position qu’elle affiche concernant la gratuité des transports en commun vient bel et bien contredire cette affirmation. L’ADTC exprime en effet clairement son opposition à la mise en place de cette gratuité, dans un communiqué en date du mardi 12 août 2025.

Emmanuel Colin de Verdière, président de l’association ADTC – Se déplacer autrement. © Florent Mathieu – Place Gre’net
« Depuis toujours, l’ADTC […] y est opposée car la gratuité priverait le transport public de financements indispensables à son développement », fait-elle ainsi savoir. À ses yeux, la gratuité engendrerait une offre insuffisante qui empêcherait (paradoxalement) « les plus démunis de se déplacer facilement » et se montrerait insuffisamment attractive pour “concurrencer” la voiture, « bien trop présente et envahissante ».
« À quoi sert la gratuité s’il n’y a aucune offre de transport? »
« Ce n’est pas la “gratuité pour tous” qui doit être proposée mais la tarification solidaire qui doit permettre à chacune et à chacun d’accéder au droit à se déplacer », juge l’ADTC. Pour qui prôner la gratuité universelle revient à se « tromper de combat ».
« C’est le développement des transports publics, avec la marche à pied et le vélo, qui est l’avenir, pas le maintien d’un réseau sous dimensionné et stagnant, faute de financement », proclame-t-elle.
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3 réflexions sur « Agglomération grenobloise : pour l’ADTC, la gratuité « priverait le transport public de financements indispensables » »
Je suis certain que la gratuité totale des transports en communs est tout à fait réalisable, comme ça s’est déjà démontrée dans d’autres métropoles. Là où ça coince, c’est qu’ils n’ont aucune volonté, et surtout qu’ils n’ont plus » une thune » à mettre dedans !!
Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c’est le vent et c’est d’ailleurs symptomatique de la débandade qu’il y a à Grenoble chez les LFIcolos
.
Car lors des précédentes municipales, l’ADTC était partie intégrante de l’équipe de campagne de Piolle (via son vice président Mehdi Tadjine aux côtés de son copain Gilles Namur) pour promettre la « gratuité universelle des bus et des tramways », en commençant par le week-end en guise de première étape.
https://www.placegrenet.fr/2019/11/29/transports-commun-candidat-eric-piolle-gratuite-le-week-end/531591
Enfin une position de bon sens, qui tranche avec toutes les élucubrations des officines gauchisantes qui, ou bien n’ont rien compris, ou bien savent que ce n’est pas réalisable ou souhaitable, mais qui de manière assez cynique en font un sujet de division, de clivage, suivant le principe qu’il faut tout conflictualiser.
N’oublions pas non plus qu’on attend toujours l’arlésienne grenobloise, c’est-à-dire ce fameux RER grenoblois, souvent évoqué, qui démarre très très doucement avec la création d’une halte ici, avec la rénovation d’une gare là. Les besoins pour son financement sont immenses, alors que le versement transport des entreprises est déjà à son plus haut taux.
Enfin, faut-il encore rappeler que la gratuité n’existe pas, et qu’au final c’est toujours soit l’usager soit le contribuable qui en supporte le coup…