FOCUS – Les personnels des écoles des quartiers populaires de l’agglomération de Grenoble ont de nouveau donné de la voix, jeudi 26 juin 2025. Cette fois, c’est devant la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale qu’un rassemblement s’est tenu, en même temps qu’une réunion de comité social entre syndicats et services du rectorat. Objectif? Continuer à réclamer plus de moyens, en matière d’enseignement général comme de prise en charge des élèves en situation de handicap.
« Nous, on est dans une logique éducative, dans une logique sociale. Et l’administration est plus souvent dans une logique comptable ». En quelques mots, Guillaume Eiberle, instituteur membre du syndicat CNT, a résumé le sentiment des personnels rassemblés devant la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) de Grenoble, jeudi 26 juin 2025 au matin. Un mouvement inscrit dans le cadre de la grogne des établissements scolaires des quartiers populaires de l’agglomération grenobloise.

Les personnels ont déployé des affiches et des banderoles devant la DSDEN, au sein de la Cité administrative Dode à Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Pourquoi un nouveau rassemblement, accompagné d’un mouvement de grève, en ce jour et dans ce lieu précis? Parce qu’à 9 heures devait s’ouvrir un CSA-SD. Autrement dit, un « comité social d’administration spécial départemental », en charge d’échanger sur les orientations de la carte scolaire pour la rentrée 2025-2026.
Les syndicats représentatifs (FSU, Force ouvrière, Unsa et CFDT) ont ainsi rencontré les équipes de la direction académique pour revenir sur les revendications… et les propositions du rectorat de Grenoble.
Le scepticisme face aux annonces du rectorat
C’est peu dire que Guillaume Eiberle accorde une confiance limitée aux promesses du recteur, lequel avait répondu à la colère des écoles des quartiers populaires. « Déjà, sur ce qui a été annoncé, un certain nombre de choses ne figurent pas dans les propositions d’aujourd’hui. Il y a eu beaucoup de communication », affirme l’instituteur. Qui note, en particulier, que les moyens n’augmentent pas et que les mesures proposées reposent surtout sur une réorganisation des services.
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