TROIS QUESTIONS À – Hassen Bouzeghoub, qui fut directeur du local associatif grenoblois Le Plateau de 2006 jusqu’à sa fermeture fin 2022, s’exprime après l’incendie criminel qui a ravagé la bibliothèque multi-usages Chantal-Mauduit… deux mois seulement après son inauguration en décembre 2024. Un équipement que la Ville avait aménagé après avoir coupé les vivres à l’association, bien implantée à la lisière du quartier populaire Mistral. Hassen Bouzeghoub est par ailleurs élu d’opposition de la Ville au sein du groupe Nasa1Nouvel air socialistes et apparentés et conseiller métropolitain de la majorité dans le groupe Actes2Arc des communes en transitions écologiques et sociales.
PLACE GRE’NET – Pensez-vous que le Plateau aurait brûlé, comme la bibliothèque Chantal-Mauduit?
HASSEN BOUZEGHOUB – Je serais incapable de le dire mais il faut refaire un peu d’histoire. Il y avait plusieurs grands équipements sur le quartier Mistral: l’école Anatole-France, les collèges Aimé-Césaire et Ampère, le centre de santé Mistral, et puis le Plateau. Et là, il y avait un rapport charnel. C’était une institution qui faisait presque partie du patrimoine du quartier. Il y avait des lignes rouges à ne pas passer, quel que soit le jeune et quel que soit son parcours.
En dix-huit ans, le Plateau n’a jamais été touché par quoi que ce soit alors qu’il y a eu plusieurs fois des émeutes. Auparavant, la Maison pour tous, au cœur du quartier, n’avait rien subi et la bibliothèque des Eaux-Claires n’a jamais eu de problèmes non plus pendant trente ans. Donc, pour ce qui concerne le Plateau, nous avons une association qui a fait des choses pendant dix-huit ans et une municipalité qui a fait la même chose à l’identique… pendant deux mois.
La bibliothèque Chantal-Mauduit a-t-elle été ciblée en tant qu’équipement municipal ?
HASSEN BOUZEGHOUB – Il faut savoir que le Plateau était animé et porté par un groupe d’habitants. On s’était battus pendant dix ans pour cette structure. C’était une vraie fierté. Et quand on regarde le projet de la Ville, c’était quasiment le même, sauf qu’ils ont mis la bibliothèque à l’intérieur. Ça fait sourire: on donne l’impression d’avoir créé un lieu hybride, mais il existait déjà.

Hassen Bouzeghoub aux côtés de Cécile Cénatiempo et de Romain Gentil, élus d’opposition de Grenoble du groupe Socialistes et apparentés. © Facebook – Nasa
On a juste mis les gens du Plateau dehors, en disant qu’on allait municipaliser l’histoire. En changeant complètement les projets avec des choses qui tombent d’en haut, avec des fonctionnements où on met dehors les habitants. C’est, pour moi, ce qui crée la concurrence entre les institutions et le monde réel des quartiers.
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4 réflexions sur « Hassen Bouzeghoub, élu d’opposition de Grenoble: « Nos quartiers populaires souffrent avec cette majorité » »
Hassen, on sait tous comment tu fonctionnais au Plateau.
Ta politique du grand frère, clientéliste à souhait, tes complaisances avec les bandits de la cité n’ont pas fait du bien au quartier, loin de là.
Aujourd’hui tu essaies de récupérer le truc pour te refaire une virginité, mais, Hassen : à Mistral (enfin, le peu d’habitants qui sont encore là) , on oublie pas!
Faut arrêter de mettre de l’argent dans ce cartier il faut tout démolir
Marre de payer des impôts pour que ce soit gaspillé
Pourquoi ce cartier existe encore ???
Bonjour,
Moi je manifeste mon mécontentement contre ke processus de reccutement de la tag qui ne n’offre pas la possibilités aux jeunes d’accéder à un emploi de conducteur. De trop grande barrière sont mise place pour se fameux job datant. A quand on donnera la chance aux jeunes de trouver un véritable emploi.
Monsieur Bouzeghoub, entièrement d’accord avec ce que vous dites, et bravo et merci pour ce que vous faisiez au Plateau.
Mais comment avez vous pu soutenir LFI et Hugo Prevost dans le conglomérat malsain de la NFP, aujourd’hui dans la fosse à putréfaction comme avant lui la Nupes ?