FOCUS – Le groupe d’opposition Isère écologie solidarités (IES) du Département renouvelle son appel à soutenir les centres de santé sexuelle isérois, dont les finances sont mises à mal par l’application du Ségur de la Santé. Les élus rappellent avoir déposé un amendement à cet effet au mois de mars 2025, rejeté par l’exécutif. Ils demandent également une minute de recueillement pour les victimes de la guerre au moyen et proche Orient, lors de séance publique du vendredi 27 juin.
Le groupe d’opposition Isère écologie solidarités (IES) du Département entend bien faire entendre sa voix, alors qu’une séance publique de la collectivité est prévue le vendredi 27 juin 2025. Ses élus, qui avaient fait scission du groupe de gauche (Union de la gauche écologiste et solidaire), réitèrent ainsi par voie de communiqué leur appel à soutenir les centres de santé sexuelle du territoire isérois.
Contraints d’appliquer la prime Ségur pour leurs salariés, ces centres se verraient imposer un coût supplémentaire de 200 000 euros, « que personne, du Département à l’État, ne veut compenser« , fustigent les élus IES. Et ceci alors que ces établissements constituent « un maillon majeur dans la lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales« , soulignent-ils.

Le Planning familial de Grenoble fait partie des centres de santé sexuelle mis en difficulté par le Ségur de la Santé. © Planning familial
Ce n’est pas la première fois que le groupe aborde la question. « Le groupe [avait] déposé un amendement dès le 27 mars, au budget 2025, afin de demander au Département de compenser le montant de la prime« , rappelle-t-il ainsi.
Un amendement dans lequel le groupe réclamait une compensation majorée de 100 000 euros, soit 300 000 euros au total, en proposant de les prélever sur les subventions accordées à l’aéroport Grenoble-Alpes Isère.
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