FLASH INFO – Un veilleur de nuit de 60 ans a fait une chute de cinq mètres de haut dans le regard d’une bouche d’égout non protégée, dans le quartier de la Presqu’île de Grenoble, mercredi 23 avril 2025, peu après 22 heures. Gravement blessé, le sexagénaire a été transporté en urgence absolue au CHU de Grenoble après son extraction par les sapeurs-pompiers spécialisés du groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (Grimp) de l’Isère.
Il était aux alentours de 22 heures, mercredi 23 avril 2025, lorsqu’un veilleur de nuit âgé de 60 ans, a fait une chute de cinq mètres dans une bouche d’égout non protégée par une grille, sur la Presqu’île de Grenoble, selon une information d’Actu Grenoble. L’accident a eu lieu alors que le vigile effectuait comme d’habitude sa ronde, rue de Vassieux-en-Vercors, non loin de la résidence universitaire Geneviève-Jourdain du Crous Grenoble Alpes.

La résidence universitaire Geneviève Jourdain, toute proche de la bouche d’égout où s’est produit l’accident. © Google Maps
Ce sont des passants qui ont appelé les secours, lesquels ont dépêché sur place sept engins et une vingtaine de sapeurs-pompiers, dont les spécialistes du groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (Grimp). Ces derniers ont alors rapidement réussi à extraire l’homme, mal en point, du trou dont il était prisonnier.
La victime a ensuite été transportée vers le CHU Grenoble-Alpes en urgence absolue, considérant ses blessures et son état. « À l’heure qu’il est, il est difficile de comprendre les circonstances de l’accident, même si le manque de visibilité, en pleine nuit, semble être la raison de cette chute », observe toutefois Actu.
La CGT du Crous réclame le maintien des binômes de veilleurs de nuit
Cet accident aussi horrible que rarissime a fait réagir le syndicat CGT du Crous qui a interpellé, dans un mail en date du 26 avril, Bénédicte Durand, présidente du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous). Le syndicat y insiste « sur l’importance de maintenir, comme cela se pratiquait par le passé, des binômes de veilleurs de nuit dans les résidences universitaires ».
Et pour cause : « Les veilleurs sont souvent les seuls représentants de l’administration du Crous la nuit, poursuit la CGT. Ce dans des conditions exigeantes en raison des horaires particuliers et de l’isolement. Le travail en binôme est essentiel pour assurer leur sécurité, améliorer la qualité du service aux étudiants, et reconnaître pleinement leur engagement », souligne le syndicat.
Avant de rappeler à la présidente que les économies réalisées sur la masse salariale se traduisent systématiquement par une dégradation des conditions de travail pour les personnels de terrain. « Ce sont eux, en première ligne, qui supportent les conséquences de ces choix budgétaires. Valoriser leur mission c’est réaffirmer l’attachement du Crous à ses missions de service public et au respect des agents qui les font vivre », conclut la CGT.







