FOCUS – La décision radicale de Olivier Andriès, patron du groupe aéronautique Safran, de refuser tout investissement dans les villes gérées par des Écologistes a ravivé le débat sur la réindustrialisation verte de la France. De quoi faire réagir Laurence Ruffin, Romain Gentil et Alain Carignon, tous en lice pour les élections municipales de 2026 à Grenoble. Les deux premiers assumant la défense d’un développement durable, tandis qu’à droite on tire à boulets rouges sur les Verts.
« Il n’est plus question d’investir en France dans une ville détenue par des Écologistes. Ce n’est plus possible. Si c’est pour se faire accueillir, dans une région où l’on crée 500 emplois, par des tomates, ce n’est pas la peine, je ne le ferai pas. » Cette sortie plutôt cash et radicale d’Olivier Andriès, directeur général du groupe aéronautique Safran, devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, sur les freins à la réindustrialisation de la France, a fait les gros titres de la presse et suscité nombre de réactions sur les réseaux sociaux.
En cause, les critiques formulées en 2024 par des élus écologistes de Rennes contre l’implantation d’une nouvelle fonderie, avec 500 emplois à la clé. À Grenoble, première grande ville de France gérée par une municipalité écologiste, les réactions ne se sont pas fait attendre. Dont la première, celle de Laurence Ruffin, présidente de la Scop Alma, en pole position du trio de candidates briguant la tête de la liste écologiste pour les municipales de 2026.
Pour cette dernière, les propos tenus par le patron de Safran, sont inappropriés. « Qu’un dirigeant d’entreprise – qui a une forme de pouvoir – se permette de dire de telles choses, cela pose un vrai problème démocratique. Je pense que le sujet de la réindustrialisation mérite mieux que des petites phrases politiciennes », a-t-elle ainsi commenté dans Le Dauphiné libéré.
« Quand on est patron, on est aussi citoyen et on ne quitte pas son habit de citoyen quand on entre dans son usine. Et beaucoup de dirigeants d’entreprises le savent très bien. On ne peut pas faire une généralité des propos de M. Andriès », a-t-elle tranché.
« Il faut sortir des postures, assumer la complexité et travailler avec tous les acteurs »
Aussi faut-il sortir des discours simplistes, affirme Laurence Ruffin. « Ce n’est pas parce qu’une entreprise va respecter les normes environnementales qu’elle va se fragiliser. Alma est classée parmi les 6 % des boîtes les plus solides en France, tout en cherchant toujours à concilier économie, social et écologie », appuie-t-elle in fine.
Toujours à gauche, pas mieux mais avec toutefois quelques nuances : « Je partage la réaction de Laurence Ruffin », a de son côté fait savoir Romain Gentil, conseiller municipal d’opposition du groupe Socialistes et apparentés et porte-parole du collectif Grenoble capitale citoyenne, qui propose une alternative à gauche pour 2026. « Ce genre de propos disqualifie le débat public. Il oppose l’écologie à l’industrie alors qu’on devrait justement chercher à les réconcilier. »
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3 réflexions sur « Boycott des mairies écologistes par le patron du groupe Safran : réactions de la gauche et de la droite à Grenoble »
On est bien sûr extrêmement impressionnés de découvrir que Laurence Rufiolle sait tout de l’industrie, bien mieux que le patron de Safran, cet amateur qui motorise Airbus et Boeing.
Avec ce fantastique niveau qu’elle a, égal à celui du grand Eric, pourrait-elle plutôt commencer par nous dire comment elle compte faire pour que Grenoble soit une ville propre ? Juste ça, pour commencer …
Les écolos préfèrent-ils que Safran fabrique des arcs et des flèches plutôt que des équipements pour l’aviation ?
Safran , STMicroelectronics etc , quand les écologistes, Lauric Rupiolle enn tête à Grenoble, sont contre l’emploi en France et préfèrent les délocalisations !👎🏼😡