FLASH INFO – Pour faire suite à des faits de violences commis contre des résidences (supposées) de surveillants pénitentiaires à Villefontaine, le Premier ministre François Bayrou, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et le ministre de la Justice Gérald Darmanin se rendent à Saint-Quentin-Fallavier le mercredi 23 avril 2025.
Alors que le département de l’Isère a, à son tour, été touché par des attaques contre des établissements pénitentiaires et leurs surveillants, un important déplacement ministériel est attendu mercredi 23 avril 2025. Le Premier ministre François Bayrou, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et le ministre de la Justice Gérald Darmanin doivent, en effet, se rendre à Saint-Quentin-Fallavier, selon les informations de la radio publique Ici.
Un déplacement motivé par la gravité des faits survenus en Isère. Dans la nuit du dimanche 20 avril au lundi 21 avril, des logements de fonction de surveillants, sur la commune de Villefontaine, ont été pris pour cible par des tirs d’armes à feu et le jet d’un cocktail Molotov. Si l’attaque n’a pas fait de blessés, elle a occasionné des dégâts évidemment importants… pour des victimes ne travaillant pas pour l’institution pénitentiaire, les auteurs s’étant visiblement trompé de résidence.

Des individus ont été interpellés près de la prison de Varces avec des jerrycans d’essence, dans un contexte de violences graves contre des personnels d’établissements pénitentiaires. © Place Gre’net
À Varces-Allières-et-Risset, des individus ont pour leur part été interpellés, munis de jerrycans d’essence, dans la nuit du lundi 21 au mardi 22 avril, près de la prison. Le conducteur du véhicule aurait affirmé les détenir dans le but de faire le plein d’un scooter qu’il avait l’intention d’acheter, rapporte Le Parisien. Le parquet de Grenoble a de son côté indiqué qu’une enquête était en cours, menée par la division de lutte contre la criminalité organisée et spécialisée.
Ces deux événements surviennent coup sur coup dans un contexte où les établissements pénitentiaires sont en état d’alerte. Un groupuscule baptisé DDPF (pour « défense des droits des prisonniers français ») a en effet revendiqué de nombreux actes de violence commis depuis le dimanche 13 avril et signés du sigle en question. Plus inquiétant encore, l’organisation propose dans une vidéo des rémunérations à qui lui fournirait les adresses de membres des personnels pénitentiaires. Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête.


