FOCUS – C’est à un média national, Libération, que Laurence Ruffin a choisi d’annoncer son intention de se lancer dans la bataille pour les prochaines élections municipales de Grenoble. Cheffe d’entreprise dans la capitale des Alpes depuis 2009, la sœur du médiatique François Ruffin prendrait la relève d’Éric Piolle, qui n’a pas manqué de dire tout le bien qu’il pensait de la (possible) future candidate. Mais d’autres candidatures féminines ne sont pas à exclure.
La surprise est toute relative tant la rumeur courait déjà depuis plusieurs semaines: Laurence Ruffin a annoncé son intention d’être candidate aux prochaines élections municipales de Grenoble, prévues pour 2026. La sœur du député, cinéaste et journaliste François Ruffin1Il est notamment le fondateur du journal Fakir a choisi un média national pour faire connaître ses ambitions, en l’occurrence Libération, qui lui a consacré une pleine page dans son édition du vendredi 22 novembre 2024.

Les élections municipales de 2026 commencent à susciter des vocations à Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Native d’Amiens, Laurence Ruffin connaît très bien la région grenobloise pour être la PDG d’Alma Scop depuis 2009. Une entreprise d’édition de logiciels professionnels implantée sur Saint-Martin-d’Hères qui, comme son nom l’indique, a adopté le statut de société coopérative de production. Soit un mode de gouvernance où les salariés sont les principaux actionnaires. La société revendique ainsi « tracer sa route entre réussite économique et valeurs coopératives« .
Laurence Ruffin veut « construire la future majorité »
Mais Laurence Ruffin n’est plus, aujourd’hui, PDG de la société Alma Scop. Elle a en effet annoncé quitter ses fonctions pour se consacrer à son engagement politique. Avec, visiblement, l’intention du maire actuel de Grenoble Éric Piolle de l’imposer comme successeure.

Laurence Ruffin entend briguer le titre de maire de Grenoble en 2026. © Alma Scop – YouTube
Ce dernier, cité par Libération, vante ainsi « son énergie et sa joie dans ses interventions nationales qui placent l’humain et l’environnement au cœur de l’action en démocratie« . Soit tous les éléments de langage pour faire de la candidate la digne représentante de « l’arc humaniste« prôné par le maire en 2020.
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4 réflexions sur « Municipales de 2026 : Laurence Ruffin, future candidate de la majorité grenobloise sortante ? »
Son énergie et sa joie dans ses interventions nationales « qui placent l’humain et l’environnement au cœur de l’action en démocratie »
On a déjà lu ça quelque part ? En 2014 ? En 2020 ?
On voit les résultats qui dégradent Grenoble : « Je décide, et après on co-construit » !
Piolle a accroché le boulet de son bilan catastrophique aux pieds de cette femme, et se sert d’elle pour pouvoir se caser à la présidence de la Métro, d’où il tirerait toutes les ficelles. Qui veut en reprendre pour 6 ans de Piolle ?
1/ Est-ce que cela pourrait être un casus belli vis-à-vis des forces grenobloises de LFI sachant que entre François Ruffin et Jean-Luc Mélenchon c’est maintenant plutôt l’opposition, François Ruffin ayant d’ailleurs quitté LFI ?
2/ les prochaines élections législatives dans la première circonscription vont permettre de peser le poids politique de LFI qui pourrait revendiquer en cas de succès un leadership sur la mairie.
3/ en tout cas, dur dur d’être un fidèle et besogneux second couteau pendant un ou deux mandat, de se voir calife à la place du calife, et de se faire doubler dans la dernière ligne droite..,. Il n’y a donc pas de talent caché dans l’équipe municipale actuelle qu’il faille aller chercher à l’extérieur la future candidate ? Au moins les élus seront maintenant fixés sur la considération qu’on leur porte.
Parallèlement au népotisme, le « sororisme ». C’est la sœur à. François, un ex-LFI un peu plus avenant que ses ex-camarades (ce n’est pas très difficile tant les autres, c’est le train-fantôme et son cortège d’horreurs et d’erreurs). Mais si ça n’est pas du parachutage… Quand c’est Mendès-France qui tombe, Grenoble s’en trouve grandi ou grandie. Mais au fond, ce n’est pas le plus important : si Laurence Ruffin accentue et augmente et aggrave la politique piollesque déjà totalement hors-sol, il y a lieu de s’inquiéter.