FOCUS – À près d’un an des élections municipales, comment la section grenobloise des Écologistes prépare-t-elle la bataille? Trois femmes sont candidates à la tête de liste : les deux adjointes grenobloises Margot Belair et Lucille Lheureux, ainsi que Laurence Ruffin, jusque-là PDG d’Alma. Les militants ont décidé de les réunir dans un trio chargé de construire le projet, avant de désigner leur cheffe de file. Que deviendra l’actuel maire de Grenoble ? Il viserait la fonction de porte-parole national des Écologistes mais la secrétaire nationale du mouvement, Marine Tondelier, ne l’entendrait pas de cette oreille.
« Ici, à Grenoble, nous avions réussi à créer la Nupes, le NFP avant l’heure et nous continuerons à œuvrer pour une alliance de gauche écologiste et citoyenne forte et ambitieuse », ont déclaré les militants du groupe local Europe-Écologie-les-Verts de Grenoble, à travers une motion votée mardi 28 janvier 2025 au soir. Ceci dans la foulée de la nomination d’un trio féminin pour mener la bataille des municipales de 2026, composé de Lucille Lheureux, Margot Belair et Laurence Ruffin.
![Lucille Lheureux, Troisième adjointe Culture[s] - Quartier de l'école Nicolas Chorier. Conseil municipal du 30 janvier 2023.](https://www.placegrenet.fr/wp-content/uploads/2023/01/Conseil-Municipal-du-30-janvier-2023-copyright-Agathe-Brechemier-7-2-scaled.jpg)
Lucille Lheureux, troisième adjointe aux Culture[s] lors du conseil municipal du 30 janvier 2023. © Agathe Bréchemier, Place Gre’net.
Un trio pour un seul siège
Trois cheffes de file… et trois candidates potentielles? Laurence Ruffin n’a fait aucun mystère de son envie d’être élue maire de Grenoble, mais il en était tout autre pour Lucille Lheureux comme de Margot Belair. Si leur désir de se confronter au verdict des urnes n’avait pas été exprimé publiquement, il était toutefois bien connu en interne.
Plutôt que de départager les trois prétendantes, les Écologistes ont donc opté pour un “triumvirat” provisoire, le temps de construire un projet puis de désigner une candidate, probablement au sortir de l’été 2025, et ceci avec l’ensemble des partenaires politiques.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 75 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous











7 réflexions sur « Municipales 2026 : un trio féminin nommé en attendant la désignation de la candidate des Écologistes de Grenoble »
« Ce sera une nouvelle incarnation ». Tout est dit !
Eric « je m’en fous un peu » étant pire que cramé, même chez EELV, on relooke l’emballage du paquet LFIcolo avec Laurence Ruffin (j’oublie les deux pom pom girls) pour pouvoir continuer avec le même contenu moisi.
On remplace le promoteur du burqini, le roi de l’augmentation des taxes qui a fait de Grenoble la Crassepitale Verte de France et la pire ville en matière de sécurité par une femme, pour changer en apparence mais pour faire la même chose.
Ils nous prennent pour des idiots ?
SURTOUT, NE PAS VOTER POUR L’UNE DE CES 3 DAMES.
CE SERAIT REPARTIR POUR UN APRÈS PIOLLE.
La réalité du second mandat de Piolle va rattraper les éventuelles prétendantes. Soutien au départ de cette nouvelle ligne, j’en suis revenu.
La question sécuritaire est catastrophique, la piètre desserte de Grenoble en route, en train et TGV, la contradiction sur le transport par câble, les âneries dans le conflit Piolle Ferrari, le manque d’ambition pour la culture (bibliothèques, musicien du Louvre…), le désintérêt pour le raisonnement de la ville au nom d’idéologies décroissantes (tour de France, JO…), le désengagement de Lyon Turin, des nominations de copains dans les SEM grenbloises. bref des approches finalement très proches d’autres partis mais avec un manque réel de pragmatisme en plus…des loupés alors qu’il suffisait de réduire un peu les angles pour réussir…à date aucun projet de territoire qui dépasse les 8km carrés de la ville, des bêtises quim’ont amené à revoir mon positionnement: ce sera tout sauf eux et évidemment tout sauf l’extrême droite ou LFI. Je suis déçu pour ma ville.
Les trois prétendantes ne pourront pas lutter en face de ce bilan, notamment de second mandat loupé.
Je souscris à 100 % à cette analyse. Grenoble mérite mieux que ça. Ni extrême-droite (de toute façon, à Grenoble, cette dernière est groupusculaire), ni LFI, ni écolos aveugles et incultes, ni vieux cheval de retour (Alain, passe ton tour !), mais une coalition large incluant droite modérée et sociale, gauche républicaine, citoyens sans étiquettes mais attachés à leur ville. On peut rêver…
« Quel sera l’avenir politique d’Éric Piolle, une fois son second mandat de maire de Grenoble achevé ? »
L’article pose en effet cette question. Qui peut croire encore qu’il pourrait être Président de la République ou même candidat à ce poste ? Au niveau de la métropole, pas sûr qu’il puisse faire l’unanimité auprès des membres des autres communes et que l’arithmétique lui soit favorable malgré la réduction du nombre de conseillers des moyennes communes, au cas où il reviendrait sur sa décision de ne pas briguer la présidence de la métropole.
Ou bien un « bâton de maréchal » vers un poste de sénateur mais pour cela il faudrait « dézinguer » le titulaire actuel EELV….?
« La rupture… dans la continuité » en titre d’un paragraphe.
Ou comme on dit « il faut que tout change pour que rien ne change » (roman et film le guépard)
Si elles font partie de la municipalité sortante, ne surtout pas voter pour elles ou on valide les dealers partout, les attaques a la grenade dans les bars ou les voitures béliers contre des bibliothèques.
On aura certes encore plus de pistes cyclables pour étouffer un peu plus les commerçants.