REPORTAGE – La coordination Bouge ta pref, forte de 55 organisations, a organisé un rassemblement devant la préfecture de l’Isère, lundi 24 mars 2025 à 10 heures du matin. Ce pour soutenir un recours en référé-suspension déposé par cinq associations devant le tribunal administratif de Grenoble. En cause, la décision de la préfecture de soumettre la prise de rendez-vous pour certaines catégories de titres de séjour à l’utilisation exclusive d’un téléservice sur internet depuis le 15 mars 2024.
Place de Verdun, 10 heures du matin, lundi 24 mars 2025. Une procession d’une cinquantaine de personnes chemine parallèlement au bâtiment de la préfecture de l’Isère. En tête de cortège, un cercueil symbolique en carton, porté par deux militants du collectif Bouge ta pref 38, dénonce la « chute des droits » des étrangers en quête de titres de séjour. Le tout au son de slogans scandés sur les notes de la Marche funèbre de Chopin.
Puis le cortège se disloque pour rejoindre le tribunal administratif de Grenoble, tout proche. Devant le bâtiment, près de 150 personnes attendent l’audience du recours en référé-suspension déposé contre la préfecture de l’Isère par cinq associations1 Ada, Apardap, Cimade, ODTI et l’Institut de défense des droits de l’homme (IDH). membres du collectif Bouge ta pref, fort de 55 organisations.

Près de 150 personnes se sont rassemblées devant le tribunal administratif de Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net
En cause, la dématérialisation depuis mars 2024 de l’accueil des étrangers en situation régulière. La prise de rendez-vous pour leurs titres de séjour est effet désormais uniquement accessible sur Internet, au détriment d’un accueil physique. Un dispositif entaché de « graves dysfonctionnements » dénoncés depuis des mois par le collectif, qui le considère comme « une véritable fabrique de sans-papiers ».
L’objectif de cette audience de recours en référé-suspension ? Demander au juge administratif s’il y avait urgence ou non à suspendre ce processus de dématérialisation après de nombreuses demandes des associations restées sans suite.
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