FLASH INFO – La mare de l’arboretum de Villard-de-Lans a fait l’objet d’un acte de vandalisme : un panneau pédagogique a été arraché et une poutre, qui avait peut-être été traitée avec des produits toxiques, jetée dans l’eau. Le responsable local de la Ligue protectrice des oiseaux (LPO) indique ne pas comprendre les motivations de tels agissements.
La mare de l’arboretum de Villard-de-Lans a fait l’objet d’un acte de vandalisme dans la semaine du lundi 3 mars au dimanche 9 mars 2025, ainsi que Le Dauphiné libéré s’en est fait l’écho. Géré par le Groupement des sylviculteurs Vercors Isère en partenariat avec la commune de Villard-de-Lans, l’arboretum héberge en effet une mare à visée environnementale autant que pédagogique, aménagée par la LPO Auvergne-Rhône-Alpes et inaugurée au mois de juin 2024.
C’est Jean Deschâtres, vice-président de la LPO Aura et correspondant local de l’association, qui a constaté les dégâts, après avoir été alerté par une adhérente. Le panneau explicatif installé lors de l’inauguration a été arraché et une poutre de traverse jetée dans la mare. Difficile toutefois de dire quand exactement les faits se sont déroulés, indique-t-il.

Des actes de vandalisme ont été commis sur la mare de l’arboretum de Villard-de-Lans. © LPO Auvergne-Rhône-Alpes
Les conséquences ont pu être dommageables. Certaines poutres de traverse sont en effet traitées au créosote, un produit par nature toxique pour l’eau. Et ceci alors que les grenouilles rousses de la mare sont en période de ponte. Pour autant, rien ne permet d’affirmer que la poutre en question était traité au créosote. D’autant que Jean Deschâtres a constaté qu’elle ne venait pas de l’extérieur mais a été “prélevée” d’un pont de bois de l’arboretum lui-même.
La ou les mêmes personnes sont-elle responsables des deux actes de vandalisme ? Là encore, rien ne permet de le dire avec certitude, quand bien même la coïncidence serait troublante. Quant à la motivation de tels actes, elle laisse encore plus perplexe Jean Deschâtres : « C’est un comportement un peu idiot. Sauf à ce que ça soit quelqu’un qui ait une animosité particulière contre le Groupement des sylviculteurs ou contre la LPO, on ne voit pas vraiment ce qui le justifie ».
Alors que le Groupement des sylviculteurs Vercors Isère a fait savoir qu’une plainte avait été déposée par ses soins, le responsable local de la LPO n’a pas jugé nécessaire de faire de même. « Cette action est répréhensible, mais ce n’est pas la peine d’en faire des tonnes ou d’en remettre une couche », juge Jean Deschâtres. Et surtout pas une couche de créosote.


