REPORTAGE – Un collectif de parents d’élèves de CM2 de l’école Ferdinand-Buisson de Grenoble a lancé l’alerte, mardi 11 mars 2025, face à la prise de fonction le 10 mars d’un enseignant condamné pour « violences éducatives » en 2014. En pleine polémique sur les maltraitances rapportées au sein du collège-lycée de Bétharram, l’inquiétude des parents, exacerbée par l’absence d’information de la part des services de l’Éducation nationale, est palpable. Ils demandent ainsi au rectorat de garantir la sécurité des enfants et de leur préciser les conditions de la réhabilitation de l’instituteur.
Un peu avant l’heure de la rentrée, mardi 11 mars 2025, un collectif de parents d’élèves de CM2 de l’école Ferdinand-Buisson de Grenoble a déployé une banderole devant l’entrée de l’école Anne-Sylvestre, où sont regroupés les élèves et enseignants de Fernand-Buisson pendant les travaux de réfection de leur établissement, au cœur du quartier Flaubert. « Protection des enfants : on s’y met quand ? », pouvait-on lire au-dessus d’une table de camping garnie de biscuits secs et d’une thermos de café.
Pourquoi cette banderole ? Parce que le collectif tenait à faire part de sa grande inquiétude face à l’affectation au sein de l’équipe pédagogique de Ferdinand-Buisson d’un enseignant auteur de « violences éducatives ».
En janvier 2024, ce dernier avait en effet fait l’objet d’une suspension disciplinaire de deux ans à la suite de plusieurs incidents survenus avec des élèves de l’école grenobloise Menon. Une sanction rarissime dans l’Éducation nationale. L’instituteur avait alors contesté cette décision devant la justice, avant de se voir condamné, le 29 octobre 2014, par le tribunal administratif de Grenoble.

Rassemblement de parents d’élèves de CM2 de l’école Ferdinand-Buisson devant l’école Anne-Sylvestre de Grenoble, sous la bannière du collectif. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Ce dernier avait en effet confirmé dans ses attendus que l’intéressé « avait eu avec ses élèves un comportement qui [pouvait] être agressif, brusque, voire brutal, accompagné de mesures vexatoires ».
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