FOCUS – Pour la rentrée scolaire 2025-2026, les instances académiques prévoient, du fait d’une baisse d’effectifs, 23 ouvertures contre 72 fermetures de classes dans les écoles de l’Isère, soit 49 en moins dont 13 à Grenoble. Une baisse d’effectifs qui frappe aussi les collèges. Les enfants en situation de handicap, de plus en plus nombreux, feront pour leur part l’objet d’un accompagnement scolaire adapté, avec notamment la création d’unités localisées pour l’inclusion scolaire. Quant aux élèves grenoblois « hautement perturbateurs », ils seront pris en charge dans le cadre du dispositif inédit Respire.
« Pour la rentrée scolaire 2025-2026, nous aurons une baisse des effectifs encore importante, avec 1 537 élèves en moins dans le premier degré. Lesquels viennent s’additionner à la baisse continue depuis plus de dix ans [qui a fait que] nous avons perdu plus de 10 % de nos effectifs », a expliqué Patrice Gros, directeur académique de l’Isère, lors d’une conférence de presse sur la préparation de la carte scolaire 2025-2026 par le Conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN), vendredi 21 février 2025.
« Parallèlement à ça, le nombre de postes dans les écoles a augmenté, ce qui a permis d’abaisser le nombre d’élèves par classe et d’augmenter le taux d’encadrement […] Donc, pour cette rentrée, nous retirons 19 emplois en maternelle et en primaire en Isère », a poursuivi le directeur académique.

Patrice Gros (à gauche), directeur académique des services de l’Éducation nationale de l’Isère, a présenté la carte scolaire pour la rentrée 2025 . © Joël Kermabon – Place Gre’net
« Nous aurons donc moins de 25 élèves en moyenne par classe pour garantir des apprentissages de qualité, a-t-il précisé. En gros, une école qui possède plus d’une centaine d’élèves aura cinq classes. Celle qui en a moins d’une centaine aura quatre classes. » Concrètement, il y aura 49 classes en moins à la rentrée 2025 en Isère, avec 72 fermetures pour 23 ouvertures, la Ville de Grenoble en perdant quant à elle 13.
Le CDEN dit avoir porté toute son attention sur l’égalité des chances, en dédoublant les classes de grande section CP et CE1 en éducation prioritaire, avec des effectifs portés à 15 élèves sans alourdir les autres niveaux. Concernant les petites écoles rurales isolées qui auraient dû fermer au regard de la baisse démographique, « nous avons maintenu leurs postes ouverts pour conserver une offre scolaire importante », a indiqué Patrice Gros.
Très forte croissance d’enfants en situation de handicap
Autre point essentiel pris en compte par le CDEN : l’école inclusive, avec la très forte croissance d’enfants porteurs de handicap. « Il y a, en Isère, quelques territoires comptant jusqu’à 25 % d’élèves en situation de handicap, ce qui est vraiment une problématique et qui nous touche », a souligné Patrice Gros.
D’où la création de deux unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis) dans le premier degré, à Ruy-Montceau, dans le Nord-Isère, et à Grenoble avec un poste d’enseignant dédié en institut médico-éducatif (IME) pour les élèves polyhandicapés.
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