FLASH INFO – La Commission nationale du patrimoine et de l’architecture a classé plusieurs parties de l’hôtel de Ville de Grenoble au titre des monuments historiques. En particulier ses façades, ses toitures, ses marches ou encore le grand escalier de son hall d’honneur. Un classement qui devrait permettre à la Ville d’obtenir des subventions pour des opérations de rénovation, se réjouit-elle.
La Commission nationale du patrimoine et de l’architecture du ministère de la Culture a décidé le classement au titre des monuments historiques de plusieurs parties de l’hôtel de Ville de Grenoble. C’est la municipalité grenobloise elle-même qui l’a annoncé par voie de communiqué en date du 18 février 2025, sans oublier de noter au passage que « ce classement permettra notamment à la Ville d’obtenir des subventions pour rénover le bâtiment ».
Les éléments concernés par le classement ? D’une part, ses façades, ses toitures, ses marches et ses galeries périphériques extérieures. D’autre part, son rez-de-chaussée supérieur (à l’exception de la salle du conseil municipal, récemment refaite à neuf après avoir été incendiée). Les galeries périphériques des halls d’honneur et d’accueil des publics sont également classés ainsi que, pour conclure, le grand escalier du hall d’honneur.

Le hall d’honneur de l’hôtel de Ville de Grenoble, et son grand escalier désormais classé au titre des monuments historiques. © Auriane Poillet – Ville de Grenoble
« Au point de vue de l’histoire et de l’art, la conservation de l’hôtel de ville représente un intérêt public, dans la mesure où cette œuvre majeure de l’architecte Maurice Novarina, en collaboration avec Jean Prouvé et Joseph-André Motte, constitue un exemple remarquable d’œuvre d’art totale pour l’architecture édilitaire du milieu du XXe siècle », indique l’arrêté du ministère de la Culture, cité par la Ville de Grenoble.
L’hôtel de Ville de Grenoble a été inauguré le 18 décembre 1967, en présence du ministre de l’Intérieur1Christian Fouchet et du ministre de la Jeunesse et des Sports2François Missoffe. C’est en effet dans la foulée des JO d’hiver de 1968 que la mairie de Grenoble a quitté l’hôtel de Lesdiguières qu’elle occupait depuis 1719 pour s’installer boulevard Jean-Pain. Maurice Novarina était d’ailleurs déjà en charge de la construction du Village olympique.
Avec l’hôtel de Ville de Grenoble, l’architecte « conçoit un espace monumental et fonctionnel avec un aménagement intérieur sur mesure », décrit le ministère de la Culture. Un bâtiment où se retrouvent de nombreuses œuvres d’art via le 1 % artistique, qu’il s’agisse d’une mosaïque murale d’Alice Penalba, d’une sculpture d’Émile Gilioli, ou encore d’une tapisserie de Raoul Ubac. En 2003, l’hôtel de Ville avait déjà été labellisé « Patrimoine du XXe siècle ».


3 réflexions sur « Plusieurs parties de l’hôtel de Ville de Grenoble classées au titre des monuments historiques par le ministère de la Culture »
C “est une passoire thermique. Qu’a fait Eric « je m’en fous un peu » ? Vous avez la réponse.
Il ferait mieux la nettoyer cette mairie… très sale…
« Un classement qui devrait permettre à la Ville d’obtenir des subventions pour des opérations de rénovation »