FLASH INFO – L’Isère, comme l’ensemble du territoire national, est passée en niveau « Risque élevé » face à l’influenza aviaire, ou grippe aviaire, a indiqué la préfecture par communiqué, jeudi 14 novembre 2024. Si le virus n’est pas dangereux pour l’homme et n’affecte pas la qualité de la viande, il peut entraîner une forte mortalité dans les élevages avicoles et menacer toute la filière.
« En France, les premiers foyers d’IAHP [pour Influenza aviaire hautement pathogène, ndlr] ont été détectés dans le courant du mois d’août 2024, indiquent les services de l’État. Actuellement, le virus de l’influenza aviaire circule activement chez les oiseaux sauvages en cette période de migration Nord-Sud. Par ailleurs, plusieurs foyers ont été confirmés dans des bâtiments d’élevage (Pas de Calais, Bretagne, Landes, Saône et Loire)« . Aucun cas n’a toutefois encore été observé en Isère.
Le passage en niveau « Risque élevé » impose la mise en œuvre de mesures précises. En l’occurrence, la claustration ou la protection par des filets des oiseaux détenus dans des établissements de moins de 50 volailles ou des oiseaux captifs (par exemple dans les basses-cours et les zoos) et la mise à l’abri des oiseaux dans ceux en détenant plus de 50.

Les poules et autres animaux d’élevage avicole doivent être mis à l’abri dans le cadre du passage en risque élevé de la France face à l’influenza aviaire. DR
Les véhicules destinés aux transports de palmipèdes doivent quant à eux être équipés de bâches ou systèmes équivalents pour empêcher toute perte significative de plumes, et ceci qu’ils soient vides ou pleins. Les rassemblements de volaille et d’oiseaux captifs sont par ailleurs interdits, de même que les compétitions de pigeons voyageurs (jusqu’au 10 avril 2025), ou le lâcher de gibier à plumes de la famille des anatidés.
Pour rappel, tout détenteur d’oiseaux doit se déclarer auprès de la DDPP1Direction départementale de la protection des populations. pour les professionnels, ou du maire de sa commune pour les non-professionnels. Tout cas de mortalité anormale en basse-cour ou en élevage doit en outre être signalé à un vétérinaire ou à la DDPP. Les promeneurs découvrant des oiseaux morts sont, pour leur part, invités à les signaler à l’Office français de la biodiversité, en prenant soin de noter leur localisation… et de ne pas les toucher.






