FOCUS – Un accord local permettait jusqu’à présent aux villes de 5 000 à 10 000 habitants faisant partie de la métropole grenobloise d’obtenir un siège de plus en conseil. Neuf communes en bénéficiaient. Soumise au vote du conseil municipal, le 4 novembre 2024, la délibération pour ne pas renouveler cet accord a été votée. Les communes concernées ainsi que l’opposition municipale dénoncent pour leur part une prise de décision unilatérale qui met notamment en cause la parité et la représentativité des communes moyennes.
Lors du conseil municipal de Grenoble, le 4 novembre 2024, figurait le vote concernant la non-reconduction de l’accord local en vigueur, qui permettait, depuis 2019, aux villes de 5 000 à 10 000 habitants d’avoir un élu supplémentaire siégeant au conseil métropolitain. Un accord dénoncé le 18 octobre 2024 par Eric Piolle, maire de Grenoble, qui avait laissé sous le choc les communes concernées. À savoir, Claix, Domène, Gières, La Tronche, Saint-Martin-le-Vinoux, Seyssins, Varces-Allières-et-Risset, Vif et Vizille.
L’objectif initial de cet accord ? Garantir une certaine représentativité… mais aussi permettre une meilleure parité. Lors du conseil municipal de Grenoble, Cécile Cénatiempo, du Groupe socialiste et apparenté (GSA), a ainsi rappelé qu’il avait « permis une présence féminine plus importante au sein du conseil métropolitain ». Et qu’il s’agissait d’ailleurs de l’un des arguments avancés par Eric Piolle au moment de la mise en place de l’accord.
« Neuf communes verront leur poids diminuer d’ici 2026 »
Cécile Cénatiempo regrette que les villes de 5 000 et 10 000 habitants aient désormais une importance décisionnaire égale à celles ne comprenant qu’une centaine d’habitants. « Neuf communes verront leur poids diminuer d’ici 2026 », souffle-t-elle. Les plus petites, à l’inverse, verront quant à elles leur pouvoir augmenter et pèseront désormais une voix sur 110, au lieu d’une voix sur 119.
« C’est tout le paradoxe de cette délibération. Vous voulez corriger un déséquilibre pour une commune, Grenoble. Mais vous renforcez le déséquilibre pour 39 communes. Les neuf moyennes et les 30 petites », accuse-t-elle. Elle soupçonne par ailleurs Eric Piolle de revenir sur sa décision en raison de son insatisfaction vis-à-vis du dernier mandat métropolitain.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 57 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous










2 réflexions sur « Elus métropolitains : l’accord local non reconduit par Grenoble provoque l’ire des élus d’opposition »
Daniel Cohn Bendit, qui sait de quoi il parle puisqu’il est l’un des fondateurs de EELV, a dit que c’est « un parti qui est très démocratique dans ses discours et très sectaire dans son comportement ». Ce sont là des mots doux comparativement à ce qui se passe à Grenoble.
https://www.lexpress.fr/politique/daniel-cohn-bendit-les-verts-sont-ideologiquement-bloques_2174715.html
Est-ce que Monsieur Alloto essayerait par hasard de retrouver les bonnes grâces de Monsieur Piolle ?
Voir aussi le précédent article de place’Grenet
https://www.placegrenet.fr/2024/11/06/vous-etes-irresponsables-et-inconsistants-echanges-acerbes-au-conseil-municipal-de-grenoble-sur-les-orientations-budgetaires/639662
Le site de l’opposition municipale GLC émet l’hypothèse d’un article 40 bien placé ?
https://grenoble-le-changement.fr/2024/11/05/les-informes-du-soir-30/