ÉVÉNEMENT – Une fois n’est pas coutume, l’artiste Petite Poissone, coutumière de l’art de rue, expose cette fois ses œuvres au centre d’art Spacejunk, à Grenoble. Rassemblées non sans humour sous le nom de « Jusqu’ici tout va bien se casser la gueule », elles sont à découvrir jusqu’au 2 novembre 2024.
Lorsqu’elle a découvert le monde du street-art (art de rue) à Grenoble, dans les années 2010, l’envie lui est venue d’ajouter sa pierre à l’édifice. Petite Poissone a alors débuté avec des textes graphiques embellissant les façades parfois abîmées des rues de la capitale des Alpes. Murs, rambardes, rampes, poteaux, trottoirs… De nombreuses toiles urbaines lui ont permis de faire fleurir son art, simple et discret.

Message de Petite Poissone quand la Métropole de Grenoble a lancé la deuxième édition de son cycle de conférences féministes. © Place Gre’net
Depuis le 2 septembre, c’est dans un cadre plus conventionnel qu’elle dévoile ses œuvres : celui du centre d’art Spacejunk, situé rue Génissieu à Grenoble. Ce dans le cadre de l’exposition malicieusement nommée « Jusqu’ici tout va bien se casser la gueule », visibles jusqu’au 2 novembre 2024.
Les mots désormais « indissociables du contexte »
L’artiste rassemble, cette fois-ci, un corpus où « les mots deviennent indissociables du contexte ». Qu’il s’agisse de travaux réalisés au pochage ou au collage, leurs messages figurent sur des supports chinés. Vieilles photographies, cartes postales… Ce « mariage d’un univers désuet avec ses textes » révèle « différents niveaux d’anachronisme ».

L’une des œuvres de Petite Poissone exposées au Spacejunk, à Grenoble. © Petite Poissone
Tous les messages ont vocation à surprendre le visiteur mais aussi à le faire sourire. Petite Poissone sélectionne aussi méticuleusement les surfaces sur lesquelles elle inscrit ses mots. Rien n’est laissé au hasard, donc, qu’il s’agisse du fond comme de la forme.
Elle souhaite également que ses réalisations se lisent « non pas comme des expressions politiques mais comme des fragments d’un journal intime ». Et c’est grâce à cette intimité, créée par le choix du support et de la calligraphie, qu’elle aborde des thèmes variés : déceptions amoureuses, critiques sociales, féminisme…
À travers cette exposition, l’artiste invite les visiteurs à explorer son monde. De l’absurde à la réalité, leur voyage pourrait bien rencontrer un « décalage subtil et poétique ».










Une réflexion sur « « Jusqu’ici tout va bien se casser la gueule » : l’expo de Petite Poissone au centre Spacejunk de Grenoble »
De l’art ?
De l’expression tout au plus.