FLASH INFO – La conseillère municipale d’opposition de Grenoble et conseillère régionale Nathalie Béranger annonce avoir déposé sa candidature Les Républicains pour les élections législatives sur la première circonscription de l’Isère. La candidate fera face au député sortant Olivier Véran, au candidat du Nouveau Front populaire Hugo Prévost… ainsi qu’à un candidat Les Républicains, Alexandre Lacroix, issu de l’alliance LR-RN décidée par Éric Ciotti et contestée par nombre de cadres du parti.
« Les tripatouillages politiques auxquels nous assistons aujourd’hui essaient d’enfermer les concitoyens dans un schéma où seuls les deux blocs extrêmes sont possibles », estime Nathalie Béranger. Qui se revendique de son côté « candidate pour la droite et le centre républicains« . Cette situation occupe une grande partie de l’annonce de candidature de l’élue, qui renvoie dos à dos les alliances entre LR et le RN et celle entre les différentes formations de gauche, dont la France insoumise.
« Je suis la seule à ne pas renier mon appartenance politique ou à me fondre dans une alliance qui a pour seul but “la gamelle”. Je ne suis pas fière de toutes celles et ceux qui renient leurs convictions pour un poste, ce n’est pas digne en politique« , poursuit la candidate. Ce non sans fustiger des « alliances contre nature« , dans lesquelles « les valeurs sont bafouées et l’histoire des partis politiques est gommée« . Des partis politiques, estime-t-elle, dont la diversité constitue « une richesse » qui « permet aux citoyens de choisir« .

Nathalie Béranger (à droite) aux côtés de Brigitte Boer, candidate LR sur la première circonscription en 2022, qui avait obtenu un score de 6,67 %. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Nathalie Béranger met en avant son profil. « Localement et en toute humilité, j’ai déjà beaucoup agi en tant qu’élue municipale et régionale. Je suis une élue de terrain et ceux qui me connaissent savent que je mets beaucoup d’énergie et de détermination au service des habitants« , revendique-t-elle. Et de fixer ses priorités, en expliquant « préférer l’action aux incantations« : le pouvoir d’achat des travailleurs, dont la rémunération est jugée trop faible, et la sécurité « qui pulse [sic] le RN en tête« . « Moi je proposerais des solutions concrètes et réalistes« , affirme la candidate.
Enfin, Nathalie Béranger commente – en prétendant ne pas souhaiter la commenter – l’affaire Piolle-Martin qui a fait suite aux révélations du Canard enchaîné, selon lesquelles un système de reversement illicite de salaire en faveur de l’ex-première adjointe aurait été mis en place sous la houlette du maire de Grenoble. « Je respecte la présomption d’innocence mais je mets en garde les donneurs de leçons« , fait ainsi savoir la candidate. Avant de conclure : « Tout cela entache la vie politique, c’est dommageable. »
Les candidats sur la première circonscription de l’Isère: Nathalie Béranger (LR), Rémi Adam (Lutte Ouvrière), Alexandre Lacroix (LR-RN), Hugo Prévost (Nouveau front populaire) et Olivier Véran (Renaissance).










4 réflexions sur « Nathalie Béranger, candidate « pour la droite et le centre républicains » sur la première circonscription de l’Isère »
Le RN nous mènerait à la catastrophe. De même pour LFI. Des alliances de circonstance sans aucun réalisme pour l’avenir de la France. Reste les amis de Macron, mais ce dernier s’est totalement rayé de la carte avec sa politique égocentrique.
Restons sereins avec Nathalie qui représente la pensée historique des français : une droite modérée hors des alliances artificielles.
Honte au PS de ne pas avoir viré Olivier Faure.
Honte à Olivier Faure et au PS d’être devenus les marchepieds de Mélenchon et LFI.
Triple honte à eux d’avoir trahi les électeurs de Glucksmann.
Honte Eric Ciotti de s’être vendu à une Le Pen.
Merci à LR, les seuls à sauver l’honneur, à rester dignes en combattant tous les extrêmes.
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Pour mémoire, la droite a perdu la première circonscription de l’Isère depuis 2007, l’année du match entre Messieurs Cazenave et Carignon. À l’inverse de la gauche, la droite n’a pas encore bien compris qu’il fallait se rassembler pour tenter de gagner les élections surtout quand il existe le couperet des 12,5 % pour qu’une candidature puisse accéder au second tour. Des esprits chagrins parleraient d’une droite en mode auto-destruction, ou bien de la droite la plus bête du monde.
Pas mieux !