FOCUS – Trois hommes comparaissaient depuis lundi 4 mars 2024 devant la cour d’assises de l’Isère pour l’assassinat de Mohamed Ghazi, 35 ans, froidement abattu à l’arrière d’une station de lavage, en février 2020, à Grenoble. Un crime au mobile très flou, que les cinq jours d’audience n’ont pas réellement permis d’éclaircir. Déclaré coupable, le tireur a été condamné, vendredi 8 mars, à 20 ans de réclusion criminelle. Les deux autres accusés ont écopé respectivement de 10 et 15 ans de prison pour complicité d’assassinat.
Après cinq jours d’audience et quelque six heures de délibéré, le jury a rendu son jugement, tard dans la soirée, vendredi 8 mars 2024. La cour d’assises de l’Isère a condamné Mohamed Karroub à 20 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de Mohamed Ghazi, 35 ans, abattu de quatre balles à l’arrière d’une station de lavage, à Grenoble, le 9 février 2020.

Sortie de la cour d’assises de l’Isère, vendredi 8 mars 2024, à la fin de l’audience, avant le délibéré du jury. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Déclarés coupables de complicité d’assassinat, Abid Benchabane et Daoud Berrichi ont quant à eux écopé respectivement de 10 et 15 ans de réclusion criminelle. Un mandat d’arrêt a également dû être délivré à l’encontre de ce dernier. Comparaissant libre, contrairement à ses deux coaccusés, Daoud Berrichi avait en effet quitté le palais de justice après avoir entendu les lourdes réquisitions du procureur général, vendredi matin, et n’était pas revenu l’après-midi.
Quatre balles tirées à l’arrière d’une station de lavage
Depuis lundi 4 mars, la cour d’assises s’était attachée à éclaircir les circonstances du crime. À commencer par son mobile, demeuré bien mystérieux au terme des cinq journées d’audience. Et ce, malgré les aveux, réitérés au procès, de Mohamed Karroub. Mais le motif exact de son acte, comme les rôles précis de ses complices présumés sont restés très flous, les déclarations changeantes et souvent contradictoires des trois accusés n’aidant pas à l’élucidation des faits.
La question a ainsi plané au-dessus des débats, tout au long de la semaine. Pourquoi Mohamed Ghazi a‑t-il été froidement abattu, dans la nuit du 8 au 9 février 2020, à l’arrière d’une station de lavage de la rue Edmond-Esmonin ? Une victime dont le corps, atteint de quatre balles, avait été découvert le lendemain matin, à l’aube, par un passant, au bord d’une haie.
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