FLASH INFO – À l’occasion de la journée de mobilisation au sein de l’Éducation nationale, mardi 6 février 2024, soit quelques jours après celle du jeudi 1er février particulièrement suivie, le collège Barnave de Saint-Égrève a tenu à “marquer le coup”. Ses personnels ont en effet organisé une (nouvelle) journée « collège mort » pour dénoncer les « réductions drastiques » de ses moyens annoncées pour la rentrée 2024.
« Dans les collèges et lycées de France, le mois de janvier est traditionnellement le moment où l’on découvre l’enveloppe de moyens qui nous est donnée pour fonctionner pour l’année scolaire suivante« , expliquent les enseignants mobilisés. Mauvaise surprise pour Barnave? « Alors […] qu’il nous semblait impossible de rogner davantage notre enveloppe globale, nous avons découvert avec stupeur qu’il était possible de dégrader encore les conditions de travail et d’accueil des élèves« , dénoncent-ils.
Et les enseignants de décrire la suppression de deux divisions, sur la base d’un calcul d’effectifs qu’ils contestent, plus une diminution de 57,5 heures poste de la dotation de l’établissement, et la perte d’une heure de cours de soutien en maths et français pour les 6e mise en place en 2023. À tout cela s’ajoutent « des classes surchargées » et l’instauration de groupes de niveaux « sans aucuns moyens supplémentaires« .

Les personnels du collège Barnave de Saint-Égrève ont organisé une journée « collège mort » contre la baisse annoncée des moyens de l’établissement. DR
« Du “choc des savoirs” cher à M. Attal, il reste finalement la brutalité du mot “choc” devant la réalité de notre dotation« , protestent les enseignants. Qui n’oublient pas de signaler encore « des heures supplémentaires en grand nombre« , une surcharge de travail parmi les AESH, les AED ou au sein du pôle médico-social… Mais aussi « un sentiment de travail empêché et un accompagnement de plus en plus compliqué de tous les élèves, en particulier les élèves les plus en difficulté« .
Le jeudi 1er février, la grève avait été particulièrement suivie au collège Barnave, avec plus de 80 % des enseignants mobilisés, et une vie scolaire purement et simplement fermée. Les personnels ont donc reconduit le mouvement cinq jours plus tard, jour de la tenue du conseil d’administration du collège sur la répartition des moyens pour 2024-2025. Une action menée de concert avec des parents d’élève, que les professeurs ont accueillis le matin pour leur exposer les raisons de leur colère.








