EN BREF – Il avait violemment percuté, le 1er avril 2021, à Sassenage, le jeune Thomas, 12 ans, décédé des suites de ses blessures quelques jours plus tard. Jugé le 28 novembre 2023, un mécanicien de 29 ans a été condamné, mercredi 6 décembre, par le tribunal correctionnel de Grenoble, à trois ans de prison dont deux assortis du sursis, pour “homicide involontaire aggravé”. L’automobiliste pourra toutefois purger sa peine d’un an de prison ferme à domicile, sous bracelet électronique.
Lors de l’audience du 28 novembre 2023, les parents de Thomas avaient émis le souhait de voir l’automobiliste écoper d’une peine significative. Plus de deux ans et demi après le terrible drame ayant ôté la vie à leur fils unique, à Sassenage, le tribunal correctionnel de Grenoble a rendu son jugement, mercredi 6 décembre. Reconnu coupable d’homicide involontaire aggravé, le mécanicien de 29 ans a été condamné à trois ans de prison dont deux assortis du sursis.

Jugé le 28 novembre 2023, l’automobiliste a été condamné le 6 décembre par le tribunal correctionnel à trois ans de prison, dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Autrement dit, un an ferme. Mais dans les faits, le prévenu, déjà incarcéré pendant trois jours après la collision, ne retournera pas en prison – sauf en cas de nouvelle condamnation dans les cinq années à venir. Le tribunal a en effet ordonné que sa peine de prison ferme « s’effectue à domicile sous bracelet électronique, avec autorisation d’exercer [son] activité professionnelle ».
Une peine aménagée en raison de son « insertion professionnelle »
Un aménagement de peine justifié par son « insertion professionnelle », ont précisé les juges. Car le mécanicien, licencié par son précédent employeur à la suite de l’accident, a depuis retrouvé un emploi chez un autre concessionnaire, selon Le Dauphiné libéré.
Le tribunal correctionnel a également prononcé à son encontre une interdiction de repasser le permis de conduire dans un délai de trois ans. L’automobiliste a enfin été condamné à verser 1 000 euros à chacun des deux parents de la victime, en attendant l’audience civile, qui fixera le montant des dommages et intérêts – avec des sommes beaucoup plus importantes – le 6 mai 2024.
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