FOCUS – La démarche est pour le moins audacieuse : la commune du Pont-de-Claix mène une campagne d’attractivité pour redorer le blason de la ville et attirer de nouveaux habitants. Logo, slogan, site internet, communication sur les réseaux jusqu’au 4 août, le tout suivi d’une campagne d’affichage dès la rentrée… Du « marketing territorial » financé à hauteur de 150 000 € par la Ville et ses trois partenaires : Elegia, principal aménageur de la région, la fédération des promoteurs immobiliers des Alpes (FPI Alpes) et l’association de promoteurs Vivre à Pont-de-Claix, regroupant le reste des acteurs privés de ce secteur.
« Pont-de-Claix change, ça va vous changer la vie » Voici le slogan que vous verrez d’ici la rentrée scolaire, placardé sur tous les murs de la ville, qu’on peut aussi dorénavant appeler « P2C ». Ces outils marketing s’intègrent dans la campagne d’attractivité initiée depuis le 23 juin 2023 par la Ville de Pont-de-Claix et ses trois autres partenaires : l’aménageur Elegia et les groupes de promoteurs privés FPI Alpes et Vivre à Pont-de-Claix.
Pourquoi attirer de nouveaux habitants ? Jusqu’en 2022, Pont-de-Claix perdait des habitants, « ce qui est très mortifère pour une commune », explique la Ville. Si cette dernière ne nie pas les avantages que représentent les nouveaux venus sur le plan fiscal, « le but est vraiment de faire vivre la commune en attirant des familles, en inscrivant des enfants dans les écoles », explique-t-elle.

Le site internet de Pont-de-Claix fait partie intégrante de cette campagne marketing pour mettre en valeur la ville DR
Cette campagne média sera déployée en deux temps : une première phase 100% numérique lancée jusqu’au 4 août sur les réseaux sociaux, avec notamment un site internet dédié, puis une campagne d’affichage sur toute la commune. Un investissement de 150 000 € qui vise à rendre plus attrayante cette ville située au plein cœur de la métropole grenobloise.
« L’idée, c’est de réhabiliter l’image de la ville », expose Sam Toscano, 1er adjoint de la commune. « Aujourd’hui, Pont-de-Claix est uniquement la ville qu’on traverse pour aller en station. Quand on parle d’elle, on pense à la plateforme chimique, ou bien au QPV (Quartier prioritaire de la politique de la ville) », se désespère-t-il.
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