FOCUS – Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées sur le parvis de l’hôtel de Ville de Grenoble, lundi 19 octobre 2026, à la suite des scènes de pillages et de saccages survenues en centre-ville deux jours plus tôt, en marge de la manifestation contre la vie chère. Trois élus – Lény Moulin, Mehdi Tadjine et Chloé Pantel – ont condamné les exactions mais également porté la voix des manifestants et interrogé la stratégie de maintien de l’ordre de l’État. L’opposition, pour sa part, a surtout relevé… l’absence de la maire de Grenoble à ce rassemblement « pour raisons personnelles ».
C’est un discours à trois voix que des élus de Grenoble ont tenu ce lundi 19 octobre sur le parvis de l’hôtel de ville. Ce lors d’un « rassemblement citoyen » organisé à midi en réaction aux pillages et saccages survenus dans le centre-ville deux jours plus tôt, en marge de la manifestation contre la vie chère du samedi 17 octobre. De nombreux commerces ont été attaqués et un immeuble a même été incendié avenue Alsace-Lorraine. Des scènes de chaos qui ont également eu lieu dans d’autres villes de France, y compris de taille modeste comme Valence.
Le rassemblement se tenait à l’appel de l’Association des maires de France (AMF). Tout comme celui du 3 juillet 2023 qui avait déjà suivi des émeutes et des pillages (d’une intensité moindre) en centre-ville de Grenoble, en lien avec la mort du jeune Nahel, tué par un policier à Nanterre. Le maire de Grenoble Éric Piolle avait alors choqué une partie du public en mentionnant dans sa prise de parole la « colère légitime » des quartiers populaires.
« Un mélange de tristesse et de colère »
Pas de huées ni de protestations cette fois, parmi la grosse soixantaine de personnes présentes sur le parvis de l’hôtel de Ville pour écouter le discours prononcé successivement par les élus Lény Moulin, Mehdi Tadjine et Chloé Pantel. D’autres membres de la majorité comme Céline Deslattes, Margot Belair, Gilles Namur ou encore Nicolas Kada faisaient corps. Sans oublier Alim Latrèche, député de la première circonscription de l’Isère, présent en sa qualité de suppléant de Camille Galliard-Minier, actuellement ministre.
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