DÉCRYPTAGE – Cinq jours après une séance houleuse ayant tourné au règlement de comptes entre Christophe Ferrari et les écologistes du groupe Une Métropole d’avance (Uma), le conseil métropolitain s’est réuni, mercredi 12 juillet 2023, dans une atmosphère plus apaisée. Soutien financier aux start-up, performance énergétique des piscines, ZFE… Les délibérations et discussions ont enfin donné lieu à des débats de fond, tandis que la majorité de gauche a tenté, malgré des divisions encore apparentes, d’enterrer la hache de guerre. Trêve provisoire ou armistice définitive ?
La hache de guerre est-elle enterrée au sein de la majorité métropolitaine de gauche ? Le pronostic est bien sûr prématuré. Mais après s’être violemment déchirés durant toute la séance, vendredi 7 juillet 2023, Christophe Ferrari et les écologistes du groupe Uma ont au moins tenté de renouer le dialogue, ce mercredi 12 juillet, lors d’un conseil métropolitain qui a enfin accueilli des débats de fond. Et ce, dans une salle aux rangs beaucoup plus clairsemés.

Les rangs étaient plus clairsemés pour cette nouvelle séance du conseil métropolitain, le quorum n’étant pas obligatoire en raison de sa programmation de dernière minute. © Manuel Pavard – Place Gre’net
À l’image du groupe d’opposition Société civile, divers droite et centre (SCDDC), représenté par la seule Dominique Spini, de nombreux conseillers métropolitains manquaient en effet à l’appel, le quorum n’étant pas obligatoire pour une séance reprogrammée. « Après le spectacle peu reluisant qu’on a donné vendredi, c’est dommage qu’on soit moins nombreux pour débattre alors qu’aujourd’hui, on aborde des sujets de fond », a ainsi regretté Laurent Amadieu, élu Uma.
Pas de retrait de délégation pour l’écologiste Lionel Coiffard
De fait, le menu proposé ce mercredi était très dense, la quasi-totalité des délibérations n’ayant pu être débattues lors du conseil métropolitain initial. La faute à un nouveau règlement de comptes interne, consécutif au vote portant sur le retrait de la délégation de vice-président de Lionel Coiffard, coprésident du groupe Uma.

Les rangs de l’opposition de droite étaient en grande partie vides, seule Dominique Spini (en haut à gauche) représentant le groupe SCDDC. © Manuel Pavard – Place Gre’net
À la surprise générale, l’assemblée avait en effet rejeté la délibération. Avec, de nouveau, la droite et le centre se posant en arbitres, mais dans un scénario totalement inversé à celui de la réélection de Christophe Ferrari, en juillet 2020. Car cette fois, ce sont les écologistes qui ont bénéficié des voix de l’opposition. Un véritable désaveu pour le président de la Métropole de Grenoble, qui avait ensuite vivement riposté.
« Je trouve très sain que le conseil métropolitain soit un lieu de débats »
Reconduit dans ses fonctions, Lionel Coiffard siégeait donc toujours, ce mercredi, sous sa casquette de vice-président chargé de la prévention, de la collecte et de la valorisation des déchets. Mais ce dernier comme l’ensemble des autres élus de gauche n’ont pas voulu remettre de pièces dans la machine. Si des divergences sont encore apparues entre groupes de la majorité, elles étaient ici davantage politiques – voire idéologiques – que politiciennes.

L’écologiste Lionel Coiffard siégeait de nouveau comme vice-président, le conseil métropolitain ayant rejeté le retrait de sa délégation, le 7 juillet. © Agathe Bréchemier – Place Gre’net
« Je trouve toujours très sain que le conseil métropolitain soit un lieu de débats », a même assuré Christophe Ferrari. « La démocratie, c’est le temps, c’est le débat. C’est toujours un moment intéressant car le débat nous enrichit tous », a-t-il ajouté, sur un ton tranchant radicalement avec celui, beaucoup plus vindicatif, du vendredi 7 juillet.
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Une réflexion sur « Métropole de Grenoble : enfin des débats de fond et une majorité qui tente de renouer le dialogue au conseil métropolitain »
Non, ces ébats tout au fond ne relèvent pas le niveau. La médaille d’or en plomb revient au nouvel adjoint au commerce d’Eric BurqiniTaxes, pour qui c’est dogmatique de vouloir être compétitif. Qu’il se rassure, la ville de Grenoble l’est de moins en moins. Ne sont en hausse que le sectarisme, l’incompétence et les règlements de comptes.
https://twitter.com/AlanConfesson/status/1284291754385190912