FLASH INFO – Le tribunal administratif de Grenoble a confirmé, ce vendredi 16 juin 2023, l’interdiction de manifester samedi 17 juin, en Maurienne, contre le chantier de la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin. La justice rejette ainsi la requête des organisateurs qui contestaient l’arrêté pris par la préfecture de Savoie.
Les opposants au Lyon-Turin n’auront finalement pas le droit de manifester ce week-end des 17 et 18 juin 2023. Le tribunal administratif de Grenoble a en effet rejeté, ce vendredi 17 juin, la requête des organisateurs de la grande manifestation prévue samedi, dans la vallée de la Maurienne, contre le chantier de la ligne ferroviaire à grande vitesse. Ceux-ci contestaient l’arrêté d’interdiction pris dans la nuit de jeudi à vendredi par la préfecture de Savoie.

Le tribunal administratif de Grenoble a confirmé l’interdiction de manifester contre le Lyon-Turin prise par la préfecture de Savoie, rejetant la requête des opposants. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Le préfet avait décidé d’interdire « toute manifestation ou rassemblement sur la voie publique » de vendredi à dimanche, dans neuf communes de Maurienne, « afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens« . Il craignait une mobilisation internationale « de plus de 3 000 personnes, dont plus de 400 radicaux, […] susceptible de provoquer de graves troubles à l’ordre public« .
« Risque d’intrusion de sites sensibles » et « manifestants radicaux »
Malgré tout, les opposants au Lyon-Turin avaient décidé de maintenir leur manifestation et de saisir la justice. EELV, Attac Savoie et l’association Vivre et agir en Maurienne avaient ainsi déposé un recours en référé et porté plainte contre le préfet pour « entrave à la liberté de manifester« .
Mais dans son ordonnance rendue ce vendredi, le tribunal administratif de Grenoble a confirmé l’interdiction, estimant notamment que « la configuration du parcours ne [garantissait] pas la sécurité » du cortège. Autres arguments soulevés par la justice, le « risque d’intrusion de sites particulièrement sensibles » et la possible présence de « manifestants radicaux« .

Une dizaine d’organisations appelaient à manifester contre le chantier du Lyon-Turin, dont les No-Tav italiens. DR
Les opposants – dont les Soulèvements de la Terre et les No-Tav italiens – continuent néanmoins d’affluer en Maurienne. Ils dénoncent vivement l’impact écologique, profondément néfaste selon eux, de ce « chantier ferroviaire titanesque« . Lequel va, affirment-ils, « détruire la montagne pour les intérêts économiques de quelques-uns, au détriment du vivant« .






