EN BREF – La préfecture de l’Isère a annoncé, mercredi 10 mai 2023, l’ouverture de dix-neuf nouveaux postes de policiers nationaux dans le département, dont quinze dans l’agglomération grenobloise, à partir de septembre 2023. Des renforts bienvenus, selon le syndicat Alliance Police nationale, qui juge toutefois ces arrivées insuffisantes pour compenser correctement les départs de policiers prévus cette année.
La préfecture l’a annoncé dans un communiqué, mercredi 10 mai 2023. « Sur instruction » du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, dix-neuf nouveaux postes de policiers nationaux seront ouverts en Isère à partir de septembre 2023, dans le cadre du mouvement général. Dans le détail, quinze postes sont affectés à la circonscription de sécurité publique de Grenoble1qui comprend les communes de Grenoble, Échirolles, Saint-Martin-d’Hères, Fontaine, Saint-Martin-le-Vinoux, La Tronche et Gières et respectivement trois et un dans celles de Vienne et Bourgoin-Jallieu.

La préfecture annonce l’ouverture de 19 nouveaux postes de policiers nationaux en Isère, dont 15 à Grenoble, pour « renforcer la présence des policiers dans l’espace public ». © Joël Kermabon – Place Gre’net
Ces renforts sont liés notamment à la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi) qui « permet la création de 8 500 postes de policiers et gendarmes dans le quinquennat, en complément des 10 000 postes créés dans le quinquennat précédent », précise la préfecture de l’Isère.
« Lutter fermement contre la délinquance »
Cette hausse s’accompagne d’une « évolution inédite des moyens matériels » ainsi que du « développement des nouvelles technologies », ajoute-t-elle. Objectif affiché : « Renforcer davantage la sécurité des Français. » Ainsi, dans le département, « ces effectifs permettront notamment de renforcer la présence des policiers dans l’espace public et de lutter fermement contre la délinquance », affirme la préfecture.
Du côté des syndicats de policiers, le constat est plus mitigé. « Bien évidemment que ça ne suffit pas ! », lance Yannick Biancheri, secrétaire départemental d’Alliance Police nationale. Les mutations de policiers sont en effet orchestrées par des procédures complexes, avec deux vagues différentes : le « mouvement polyvalent », ouvert à tous les policiers, et le « mouvement profilé », dédié aux officiers de police judiciaire (OPJ), formateurs et autres postes spécifiques.
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Une réflexion sur « Grenoble : quinze nouveaux postes de policiers nationaux ouverts en septembre, des renforts en trompe-l’œil selon le syndicat Alliance »
augmenter les effectifs = OK, mais faudrait que le code pénal soit appliqué