Zone faibles émissions : fronde des acteurs économiques contre un calendrier jugé intenable

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FOCUS – La zone faibles émissions (ZFE), qui régit et interdit progressivement la circulation des poids lourds et véhicules utilitaires dans 27 communes de l’agglomération grenobloise, suscite une levée de boucliers du milieu économique. Et, alors que se profile à l’horizon 2030 une sortie du diesel pour tous les véhicules professionnels et particuliers, la Ville de Grenoble voudrait encore accélérer.

 

 

L'actuelle zone à faibles émissions de Grenoble (jaune) sera élargie en février 2020 à 18 communes supplémentaires (en orange). N'apparait pas sur la carte, l'A 480, qui déroge aux interdictions de circuler.

La zone à faibles émis­sions (ZFE) ini­tiale de Grenoble (en jaune) a été élar­gie en février 2020 à 18 com­munes sup­plé­men­taires (en orange). N’apparaît pas sur la carte l’A480, qui déroge aux inter­dic­tions de cir­cu­ler.

La zone faibles émis­sions (ZFE) va pas­ser en 2022 à la vitesse supé­rieure dans l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise, mais sus­cite déjà une levée de bou­cliers dans les rangs des chefs d’en­tre­prise.

 

Grenoble et Paris avaient été pré­cur­seurs en la matière. Les pre­miers à avoir mis en place une zone où la cir­cu­la­tion est inter­dite aux véhi­cules les plus pol­luants, mal­gré de sérieux ratés au démar­rage.

 

Dans l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise, la ZFE est désor­mais sur les rails. Depuis 2020, les poids lourds et véhi­cules uti­li­taires les plus pol­luants – les Crit’Air 4 et 5 – sont inter­dits de tran­sit sur le ter­ri­toire de 27 des 49 com­munes de la Métropole. Pour livrer leurs mar­chan­dises, ils doivent pas­ser par des centres de dis­tri­bu­tion urbaine.

 

Le dis­po­si­tif est appelé à se dur­cir rapi­de­ment. Seront inter­dits les Crit’Air 3 en 2022, puis les Crit’Air 2 en 2025. Un dur­cis­se­ment qui passe mal auprès des chefs d’en­tre­prise.

 

Lors du der­nier conseil muni­ci­pal, en réponse à Pierre-André Juven qui sou­li­gnait la volonté de la Ville de Grenoble de tenir la cadence, Olivier Six, élu du groupe d’op­po­si­tion Un nou­veau regard, s’en est fait le porte-voix. Et a pointé un calen­drier « éco­no­mi­que­ment et tech­ni­que­ment impos­sible à tenir ».

 

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Commentaires 2
  1. La ville de Grenoble sait-elle que nombre de véhi­cules die­sel de der­nière géné­ra­tion ont un impact glo­bale infé­rieur aux vehi­cules élec­triques et hybrides ? 🤔

    Il faut dire que c’est tel­le­ment simple de s’en prendre à la voi­ture, cou­pable toute dési­gnée alors que :

    Les pics de pol­lu­tions les plus nocives PM 10, PM 2.5 en Isère et à Grenoble, ce n’est pas la voi­ture !

    En Isère (source Atmo)

    Transport rou­tier : PM10 = 14% & PM2,5 = 13 %

    Chauffage au bois PM10 = 55% & PM 2,5 = 69%

    Quand à l’oxyde d’a­zote ( nox ou no2) bien moins nocive que les PM mais irri­tante pour les voies ORL, elle a logi­que­ment aug­menté depuis le plan de (non) cir­cu­la­tion #Cvcm et #Chronovelo d’Avril 2017 qui a fait pas­ser #Grenoble de la 10ème à la 4ème place des villes les plus embou­teillées de France, une réus­site envi­ron­ne­men­tale et pour notre santé!👎

    Et puis, le chauf­fage urbain a brûlé 100 000 tonnes de bois dans la sai­son 2018 – 2019. Une nou­velle cen­trale a été construite pour brû­ler 85 000 tonnes sup­plé­men­taires par an. Elle reven­dique d’être « peu pol­luante » car conforme aux der­nières normes. Mais ces normes disent que les cen­trales à bio­masse récentes peuvent reje­ter 4 à 6 fois plus de par­ti­cules fines que les cen­trales à gaz, sans par­ler des autres pol­luants

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  2. De toutes façons, quand on sait que E. PPPiolle a dit que cra­mer des arbres dans Biomax avait de « l’intérêt dans l’amélioration de la qua­lité de l’air », on mesure le super haut niveau de com” pétence.
    https://www.ledauphine.com/environnement/2020/02/21/elle-doit-alimenter-jusqu-a-20000-foyers-en-chauffage-et-10000-en-electricite-la-centrale-au-bois-biomax-inauguree-sur-la-presqu-ile-scientifique
    M’enfin, faut pas trop en deman­der, c’est ça l’é­co­lo­gie poli­tique à la Grenobloise, faut lais­ser les neu­rones de côté. Tandis qu’à Strasbourg, un col­lec­tif demande l’ar­rêt des cen­trales au bois. Encore une bande de réacs qui n’a rien com­pris « aux tran­si­tions » puisque ce sont des méde­cins.
    https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/strasbourg-le-bois-plus-polluant-que-le-diesel-ou-le-charbon-1616516347

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