FOCUS – Après quatre journées de mobilisation lycéenne en Isère, marquées jeudi 1er octobre par de nombreux incidents et dégradations, les réactions politiques et syndicales se multiplient. De la CGT au groupe RN-UDR, en passant par Renaissance, la députée Hanane Mansouri et des enseignants mobilisés du lycée Mounier, tous reconnaissent les difficultés rencontrées par les élèves mais leurs analyses divergent fortement sur les violences, la réponse policière et les responsabilités politiques.
Au lendemain de la journée du 1er octobre 2026 marquée par de nombreux incidents autour de la mobilisation des lycéens, les réactions se multiplient en Isère. Responsables politiques, syndicats et enseignants mobilisés, tous reconnaissent tout d’abord les difficultés rencontrées par les élèves liées à leurs conditions d’études et leur droit à manifester.
La députée de l’Isère Hanane Mansouri, de l’Union des droites pour la République (UDR), affirme ainsi que « le droit de manifester et d’exprimer des revendications doit être respecté ». Même constat du côté de Renaissance Isère et des Jeunes en marche (JEM) isérois. Jean-Pierre Arroyo et Sasha Laurent qualifient de « légitimes » les inquiétudes lycéennes concernant les moyens de l’Éducation nationale et les réformes engagées ces dernières années. Ils appellent cependant les lycéens « au calme et à la responsabilité » et les invitent à privilégier le dialogue et leurs représentants élus au conseil de vie lycéenne.
De son côté, le groupe Rassemblement national-Union des droites pour la République (RN-UDR) au conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes reconnaît que le manque de professeurs, les classes surchargées et les conditions d’apprentissage dégradées « doivent être entendus ».
À l’autre bout du spectre des réactions, la CGT Isère dresse une liste plus large : emplois du temps surchargés, classes de 30 à 35 élèves, enseignants non remplacés, vétusté des bâtiments ou encore inquiétudes concernant l’avenir et Parcoursup. Pour le syndicat, ces difficultés expliquent une colère qui « ne cesse de prendre de l’ampleur ».
Hanane Mansouri défend le principe du « casseur-payeur »
Les positions divergent bien davantage lorsqu’il est question des incidents. « Manifester est un droit. Casser n’en est pas un », tranche la députée Hanane Mansouri, qui réagit particulièrement aux événements survenus devant le lycée Galilée de Vienne, où elle recense poubelles incendiées, mobilier urbain dégradé et perturbations de la circulation.
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