Pollution de l’air : “le confinement montre que les Grenoblois ont été trompés”

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Offres de locations exceptionnelles aux 2 Alpes

 

TRIBUNE LIBRE – Pour Grenoble à cœur, le collectif de commerçants et d’habitants opposé au plan de circulation Cœurs de ville, cœurs de métropole (CVCM) dans l’hyper-centre de Grenoble, la voiture a été injustement désignée comme la coupable numéro 1 de la pollution dans la cuvette. Le confinement, avec ses effets sur la qualité de l’air dans l’agglomération, vient en apporter la preuve.

 

 

Commerçants et unions de quartier réunis dans le collectif Grenoble à cœur contestent le projet de piétonnisation de CVCM et proposent des alternatives. crédit Patricia Cerinsek

Le col­lec­tif Grenoble à cœur conteste depuis ses débuts le pro­jet CVCM. © Patricia Cerinsek

ILS SAVAIENT - Des cher­cheurs gre­no­blois ont publié en 2016 une étude fai­sant appa­raître la res­pon­sa­bi­lité des par­ti­cules fines PM2,5 dans le décès pré­ma­turé de 114 per­sonnes par an sur le bas­sin gre­no­blois.

 

Le pou­voir poli­tique gre­no­blois s’en est immé­dia­te­ment emparé, à com­men­cer par le maire sor­tant et le pré­sident de la Métro. Une for­mule choc a été éla­bo­rée : « tous les trois jours, une per­sonne meurt à cause de la pol­lu­tion ». Une défor­ma­tion poli­ti­cienne qui dévoyait l’étude de deux manières : les PM2,5 deve­nues à elles seules toute « la pol­lu­tion », l’espérance de vie dimi­nuée deve­nue « une per­sonne meurt ».

 

Toutes les oppor­tu­ni­tés ont ensuite été bonnes pour assé­ner ce faux mes­sage, et tous les moyens ont été uti­li­sés : les pro­pos annon­çant « Cœur de Ville Cœur de Métropole » (CVCM), la vignette Crit’Air, le maga­zine Gre.mag, l’annonce de la zone à faibles émis­sions sur le site de la ville, les inter­views dans Le Dauphiné libéré, et bien sûr les dis­cours sur le vélo (Éric Piolle sur France 3 Alpes le 7 février 2020).

 

 

« Le diesel, n’est responsable que de 7 % des émissions de PM2,5 »

 

ILS ONT FERMÉ LES YEUX - Les PM2,5 sont en pre­mier lieu émises par le chauf­fage au bois. Atmo Aura a récem­ment publié une illus­tra­tion qui montre quels sont les pol­luants de l’air dans notre région et quelles en sont les sources. Voir en page 4, repro­duite ci-des­sous.

 

Elle montre qu’en Rhône-Alpes, les PM2,5 sont émises à 70 % par le sec­teur rési­den­tiel, avec pour source quasi exclu­sive le chauf­fage au bois. Elle montre aussi que l’accusé n°1 de cer­tains poli­ti­ciens à la mode, le die­sel, n’est res­pon­sable que de 7 % des émis­sions de PM2,5.

 

 

Tout ceci est connu depuis au moins le Plan de pro­tec­tion de l’atmosphère de Grenoble, signé début 2014.

 

Quelles ont été les mesures contre le chauf­fage au bois, dit éco­lo­gique bien qu’il soit le pre­mier contri­bu­teur aux pro­blèmes de santé cau­sés par la pol­lu­tion ? Aucune, juste une sou­riante inci­ta­tion à pol­luer moins fort, récom­pen­sée de 2 000 euros par la Métro.

 

 

48 000 décès en France ? Un chiffre qui n’est pas réel mais issu d’un modèle mathématique

 

L’épidémiologiste Rémy Slama, coor­di­na­teur de l’étude gre­no­bloise, avait pour­tant expli­qué sur Place Gre’net : « Les niveaux de par­ti­cules fines sont pro­ba­ble­ment le prin­ci­pal levier qui peut être actionné pour amé­lio­rer signi­fi­ca­ti­ve­ment la santé des popu­la­tions de zones urbaines comme Grenoble. »

 

 

ILS ONT FAIT CROIRE QUE C’ÉTAIT LA VOITURE - On l’a vu plus haut, toutes les décla­ra­tions du pou­voir poli­tique gre­no­blois ont été sys­té­ma­ti­que­ment orien­tées en ce sens. Il s’agissait pour lui d’embellir ou de faire ava­ler sa poli­tique : CVCM, vignette Crit’Air, zone faibles émis­sions, auto­routes à vélos.

 

“Le confinement révèle que les Grenoblois ont été trompés".La pollution en hausse dans certains quartiers de Grenoble, après la mise en place de CVCM ? Dominique Grand président de Grenoble à Coeur le démontre avec des chiffres recueillis auprès d'Atmo. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Dominique Grand, pré­sident de Grenoble à Cœur. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

La défor­ma­tion de la réa­lité a été per­ma­nente, comme l’illustre par exemple la publi­ca­tion de masse de la parole offi­cielle, le maga­zine Gre.mag : « Le dioxyde d’azote (NOx) et les par­ti­cules fines (PM10) : deux pol­luants à l’origine de 48 000 décès en France chaque année et d’une mort tous les 3 jours sur le seul bas­sin gre­no­blois, soit 9 fois plus que le nombre de décès liés aux acci­dents de la route ! »

 

« Les res­pon­sables sont connus : le tra­fic auto­mo­bile et le chauf­fage au bois non per­for­mant. »

 

Où sont pas­sées les PM2,5 de l’étude scien­ti­fique gre­no­bloise ? Disparues. À leur place, le NO2 se retrouve dési­gné parmi les cou­pables, alors que l’étude ne le concer­nait pas. Un NO2 très utile pour accu­ser les auto­mo­biles d’être les pre­mières co-res­pon­sables « d’une mort tous les trois jours », CQFD pour ser­vir la poli­tique locale.

 

 

Pour Grenoble à cœur, le chauffage au bois a bénéficié de toutes les clémences

 

Il en va exac­te­ment de même quant aux pré­ten­dus 48 000 décès en France : ce chiffre qui n’est pas réel mais issu d’un modèle mathé­ma­tique – aussi contes­table qu’il est contesté pour des man­que­ments métho­do­lo­giques – est un chif­fon rouge sorti d’une modé­li­sa­tion sur les méfaits des PM2,5. Il ne concerne pas « la pol­lu­tion » et abso­lu­ment pas le NO2 du tra­fic auto­mo­bile.

 

 

LA POLLUTION AUX PM N’A PAS BAISSÉ AVEC LE CONFINEMENT - Le confi­ne­ment a fait dis­pa­raître la presque tota­lité du tra­fic auto­mo­bile, mais la pol­lu­tion aux par­ti­cules fines est tou­jours là. Rien d’étonnant, on l’a vu plus haut, mais cela rend le fait que les Grenoblois ont été trom­pés aussi visible que le nez (de Gribouille ou de Pinocchio ?) au milieu de la figure.

 

Tous les pro­jec­teurs ont été bra­qués pen­dant cinq ans vers la pol­lu­tion d’origine auto­mo­bile alors qu’elle n’est pas, loin s’en faut, la source prin­ci­pale des pro­blèmes de santé les plus graves. Pourquoi ? Par dog­ma­tisme pour cer­tains, par haine de l’automobile pour d’autres, par cal­cul poli­ti­cien.

 

“Le confinement révèle que les Grenoblois ont été trompés".Quel impact a le nouveau plan de circulation sur le flux de véhicules en ville ? © Patricia Cerinsek

CVCM ou le nou­veau plan de cir­cu­la­tion dans l’hy­per-centre de Grenoble. © Patricia Cerinsek

Cinq années pen­dant les­quelles la source de pol­lu­tion réel­le­ment res­pon­sable d’une durée de vie dimi­nuée pour 114 per­sonnes par an*, le chauf­fage au bois, a béné­fi­cié de toutes les clé­mences.

 

Cinq années pen­dant les­quelles la répres­sion s’est exclu­si­ve­ment abat­tue sur la voi­ture : fer­me­ture des accès, plan de cir­cu­la­tion impos­sible (et illé­gal), sup­pres­sion du sta­tion­ne­ment, inter­dic­tion de cir­cu­ler pour cer­tains véhi­cules mais aucune prime locale pour chan­ger de voi­ture.

 

Et rien en faveur des trans­ports en com­mun ou du covoi­tu­rage dans le plan CVCM-Chronovélo. Inutile puisqu’il était prévu 100 % de report sur le vélo, un moyen de trans­port qui dépend de la météo et ne convient ni à tous ni à tout. Chauffage au bois, trans­ports moto­ri­sés : deux poids, deux mesures selon le côté où penchent le dogme et les inté­rêts poli­tiques.

 

 

« Le respect du seuil de NO2 a été repoussé de onze ans, en 2026 au lieu de 2015 »

 

CE QUE DÉMONTRE UN MOIS DE CONFINEMENT – Au terme des deux pre­mières semaines de confi­ne­ment, Atmo Aura a écrit qu’en Rhône-Alpes : « la ten­dance est beau­coup plus dif­fi­cile à éta­blir pour les par­ti­cules fines et très fines en milieu urbain sous influences mul­tiples. Pour quelques jour­nées, une baisse peut se faire res­sen­tir, mais sur l’ensemble des deux semaines, on observe une pro­gres­sion de 18 et 25 % pour les PM10 et PM2,5. »

 

Après un mois de confi­ne­ment, nos obser­va­tions des sta­tions de mesures gre­no­bloises le confirment. Le trait ver­ti­cal rouge indique le pre­mier jour du confi­ne­ment.

 

Les particules fines ne baissent pas pendant le confinement

Les par­ti­cules fines ne baissent pas pen­dant le confi­ne­ment…

 

... alors que le NO2 a chuté avec l’arrêt du trafic automobile.

… alors que le NO2 a chuté avec l’arrêt du tra­fic auto­mo­bile.

 

AU MOINS, CETTE HAINE DE LA VOITURE A‑T-ELLE AMÉLIORÉ LA QUALITÉ DE L’AIR ? – Même pas (!), comme l’a écrit Atmo Grenoble dans son bilan pour­tant très com­plai­sant de CVCM. La situa­tion concer­nant la pol­lu­tion d’origine prin­ci­pa­le­ment auto­mo­bile s’est en réa­lité dégra­dée puisque le res­pect du seuil de NO2 a été repoussé de onze ans, en 2026 au lieu de 2015. Ainsi, le pou­voir en res­pon­sa­bi­lité depuis six ans s’est défaussé de l’engagement public du Plan de pro­tec­tion de l’atmosphère que la Ville et la Métro avaient signé en 2014.

 

 

LES GRENOBLOIS ONT LE DROIT DE SAVOIR – Le chauf­fage urbain a brûlé 100 000 tonnes de bois dans la sai­son 2018 – 2019. Une nou­velle cen­trale a été construite pour brû­ler 85 000 tonnes sup­plé­men­taires par an. Elle reven­dique d’être « peu pol­luante » car conforme aux der­nières normes. Mais ces normes disent que les cen­trales à bio­masse récentes peuvent reje­ter 4 à 6 fois plus de par­ti­cules fines que les cen­trales à gaz, sans par­ler des autres pol­luants.

 

 

« Le bilan de CVCM est désolant »

 

Que pen­ser alors des ins­tal­la­tions gre­no­bloises plus anciennes où dis­pa­raissent 100 000 tonnes d’arbres par an ? Et que pen­ser de toutes les ins­tal­la­tions indi­vi­duelles où le fil­trage des par­ti­cules est presque tou­jours inexis­tant ?

 

Les Grenoblois ont le droit de savoir : en matière de pol­lu­tion, à com­bien de dizaines de mil­liers de « bagnoles » qui rou­le­raient 24h/24 ce chauf­fage dit « vert » est-il équi­valent ?

 

 

NOS POUMONS NE DISENT PAS MERCI – Concernant la pol­lu­tion de l’air, il y a eu faillite du pou­voir gre­no­blois aux mains de mes­sieurs É. Piolle, Y. Mongaburu, C. Ferrari.

 

1. La ques­tion de la pol­lu­tion aux par­ti­cules fines PM10 et PM2,5, pre­mières res­pon­sables des atteintes les plus graves à la santé, n’a pas été trai­tée à la hau­teur du pro­blème sani­taire qu’elles repré­sentent.

 

Les conditions estivales favorisent la pollution à l'ozone. Le Nord- Isère et le Bassin grenoblois sont placés en niveau Information et recommandation.

© Patricia Cerinsek

2. Le carac­tère prio­ri­taire de ce pro­blème sani­taire était par­fai­te­ment connu et docu­menté. Mais les yeux se sont fer­més.

3. L’étude scien­ti­fique qui le disait a été tra­ves­tie et ins­tru­men­ta­li­sée pour dési­gner cou­pables l’automobiliste et son véhi­cule, alors que les par­ti­cules fines ont très majo­ri­tai­re­ment pour ori­gine le chauf­fage au bois.

 

4. Les mesures déci­dées selon ce dogme ont créé d’autres pro­blèmes, avec pour résul­tat une deuxième défaillance, cette fois concer­nant la pol­lu­tion d’origine majo­ri­tai­re­ment auto­mo­bile.

 

5. Pollution aug­men­tée pour des mil­liers d’habitants, hausse record des embou­teillages, échec du report mas­sif sur le vélo, pro­blèmes éco­no­miques, le bilan de CVCM est déso­lant. Il est résumé dans cet article sur Médiapart.

 

6. Pourtant, aucune nou­velle sta­tion de mesure (ni fixe, ni mobile) n’a été allouée à l’évaluation de l’impact de CVCM. Atmo Grenoble a ins­tallé son unique nou­velle sta­tion… au cime­tière !

 

Il se dit que beau­coup de doc­trines seront à revoir après le Covid-19. Pour que Grenoble res­pire, c’est effec­ti­ve­ment très néces­saire. Pour l’instant, les résul­tats des cal­culs poli­ti­ciens et de l’incompétence sont dans les pou­mons des Grenoblois, même pen­dant le confi­ne­ment.

 

 

Grenoble à cœur

 

* Et même 145 selon les der­niers chiffres des mêmes auteurs.

 

 

Rappel ce que nous avions dit, le 3 février 2017 devant le conseil métro­po­li­tain : « OUI nous avons Grenoble à Cœur, OUI nous vou­lons un pro­jet Cœurs de Ville Cœurs de Métropole réussi », mais aussi que « les bonnes inten­tions ne suf­fisent pas. La réa­li­sa­tion n’a fait l’objet d’aucune étude sérieuse de ses consé­quences. Tout montre pour­tant qu’elles seront néga­tives sur la pol­lu­tion, la santé, la flui­dité des dépla­ce­ments, la vita­lité éco­no­mique. »

 

Les tri­bunes publiées sur Place Gre’net ont pour voca­tion de nour­rir le débat et de contri­buer à un échange construc­tif entre citoyens d’opinions diverses. Les pro­pos tenus dans ce cadre ne reflètent en aucune mesure les opi­nions des jour­na­listes ou de la rédac­tion et n’engagent que leur auteur.

Vous sou­hai­tez nous sou­mettre une tri­bune ? Merci de prendre au préa­lable connais­sance de la charte les régis­sant.

 

MC2 - La morsure de l
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Commentaires 22
  1. Bonjour, il serait inté­res­sant que les gra­phiques incluent les années pré­cé­dentes pour pou­voir com­pa­rer cette année excep­tion­nelle.
    L’agriculture à aussi un impact sur les par­ti­cules fines. « A chaque prin­temps, en Europe, l’a­gri­cul­ture conven­tion­nelle épand d’im­por­tantes quan­ti­tés d’en­grais azo­tés sur les champs. L’émission d’am­mo­niac qui en résulte, contri­bue signi­fi­ca­ti­ve­ment à la for­ma­tion de par­ti­cules fines, com­po­sées en grande par­tie de nitrate d’am­mo­nium et de sul­fate d’am­mo­nium. Ces par­ti­cules peuvent per­du­rer dans l’at­mo­sphère pen­dant plu­sieurs jours et ainsi être trans­por­tées sur de longues dis­tances (plu­sieurs cen­taines de kilo­mètres). Il suf­fit de condi­tions météo­ro­lo­giques stables (peu de vent) pour que ces émis­sions mas­sives de par­ti­cules géné­rent des pics de pol­lu­tion, comme en témoigne les prin­temps 2014 et 2015 ». Ce qui est sûr c’est que les ori­gines des pol­lu­tions dépendent de chaque zone géo­gra­phique (à paris la voi­ture aura plus d’im­pact je sup­pose qu’à Grenoble ou ce sera plus l’in­dus­trie, l’éner­gie et l’a­gri­cul­ture…).
    La météo à un très fort impact sur la pré­sence de par­ti­cules donc c’est nor­mal qu’il y en ait plus en hivers que sur le reste de l’an­née donc une plage de don­née plus longue est néces­saire.
    En tout cas c’est tou­jours bien qu’il y ait une baisse des NO2 et du CO ! Mais il est en effet impor­tant de se ques­tion­ner d’où vient réel­le­ment les pol­luants et de ne pas se foca­li­ser sur une seule source, donc merci !

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  2. Bonjour Grenoble à cœur,
    On est le 28 avril, ça fait plu­sieurs jours qu’il pleut, les niveaux de pol­lu­tion et notam­ment de par­ti­cules fines se sont effon­drés.
    Tu peux repu­blier ton gra­phique mis à jour avec cette baisse (qu’on voit que tu as dit de la m*) stp ?

    Bises

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  3. Bonjour,
    Merci pour vos courbes et études.
    Mais dans les faits, êtes vous en mesure de por­ter plainte col­lec­ti­ve­ment contre les men­teurs qui direc­te­ment ou indi­rec­te­ment sont res­pon­sables de ces men­songes, et pour­tant élus.
    Vous res­tez très peu audibles par constat, je le regrette.

    sep article
  4. sans comp­ter le fait que la pan­dé­mie de COVID19 a mit le der­nier clou dans le coffre du para­digme « tous en TC ». La voi­ture indi­vi­duelle reste le moyen le plus sûr, autant pour la pro­tec­tion indi­vi­duelle lors d’une épi­dé­mie, autant pour pro­té­ger les autres. Bye-bye, les TC

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  5. A cette tri­bune, et de la même façon que les com­pa­rai­sons sont faites d’une semaine sur l’autre, il faut aussi rajou­ter pour être hon­nête le fait que les tem­pé­ra­tures de l’air avant confi­ne­ment sont bien plus faibles que celles actuelles ce qui prouve scien­ti­fi­que­ment que le confi­ne­ment est un per­tur­ba­teur cli­ma­tique en ren­for­çant le réchauf­fe­ment de la Terre.

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  6. Les admi­nis­tra­tions et élus locaux causent la plus grande par­tie de la pol­lu­tion des moteurs auto­mo­biles à Grenoble, en obli­geant les auto­mo­bi­listes à pol­luer plus s’ils veulent se dépla­cer dans des condi­tions décentes, comme à cause de l’o­pé­ra­tion CVCM.
    Par exemple :
    1)limitations de vitesse qui font consom­mer plus et pol­luer encore plus, l’ADEME remarque que la conduite plus heur­tée sou­vent cau­sée par ce limi­ta­tion aug­mente de 20 à 140% les émis­sions de NO2
    2)parcours en zig-zag allon­geant le kilo­mé­trage à faire, mul­ti­pliant accé­lé­ra­tions et ralen­tis­se­ments qui font plus pol­luer.
    3)embouteillages sup­plé­men­taires mul­ti­pliant par 2 ou 3 la pol­lu­tion des moteurs, à cause de la cir­cu­la­tion dégra­dée (obs­tacles et feux mul­ti­pliés, feux plus longs, prio­ri­tés pour les trans­ports en com­mun, bus ou même vélos for­mant chi­canes mobiles, rues en chi­canes), à cause de cou­loirs bus et pistes cyclables pris sur les voies uti­li­sées avant par tous dont les auto­mo­bi­listes.

    L’automobile dimi­nue :
    1)la pol­lu­tion si on rem­place un bus à moteur ther­mique où il y a peu de pas­sa­gers (moins de 10, donc la plu­part des bus) par des autos qui les trans­portent en pol­luant au total moins que le bus.
    2)la pau­vreté et le chô­mage dans les ménages, col­lec­ti­vi­tés publiques ou entre­prises, com­paré aux trans­ports en com­mun (comme l’in­diquent les don­nées du Compte dépla­ce­ments de l’ag­glo­mé­ra­tion grenobloise)qui leur prend envi­ron 150 mil­lions par an en sur­coût, une somme qui leur manque pour mieux se soi­gner par exemple pour évi­ter le coro­na­vi­rus et le mor­tel confi­ne­ment pro­longé, mieux se nour­rir, ache­ter des véhi­cules moins pol­luants et une meilleure iso­la­tion des loge­ments et bureaux, évi­ter les morts sup­plé­men­taires dus au chô­mage (de nom­breuses fois plus de temps de vie per­due que par la pol­lu­tion auto­mo­bile),
    3)le stress des voya­geurs en trans­ports en com­mun urbains, plus intense et long que celui des gens pou­vant se dépla­cer en auto­mo­bile. Le stress pro­voque de nom­breux infarc­tus, can­cers, AVC, cha­cune de ces causes fait plu­sieurs fois plus de morts que la pol­lu­tion auto­mo­bile, fra­gi­li­sa­tion de l’or­ga­nisme.
    4)la perte de temps dans les dépla­ce­ments par rap­port aux autres modes : le temps de tra­vail de plus de 10 000 per­sonnes est ainsi englouti dans l’ag­glo­mé­ra­tion, de nom­breuses fois plus que par les morts dus à la pol­lu­tion auto­mo­bile.

    sep article
  7. plus de 37000 consul­ta­tion de l’ar­ticle ?
    vous avez des bots qui cliquent ou un maniaque va voir toutes les 10 secondes si on lui a répondu.
    Intéressant… @PlaceGreNet avez vous des infos sur le traf­fic ? j’en serai curieux.

    Su le contenu.. rien à dire.
    La voi­ture pol­lue et tue.
    La chau­diere à bois pol­lue.
    Il faut dimi­nuer dras­ti­que­ment les che­mi­nées à bois (contre­cul­tu­rel dans nos val­lées) car la den­sité d’ha­bi­ta­tion est trop forte, les modes « anciens ne sont plus adpa­tés » -> l’ag­glo de Lyon inter­dit en cas de pol­lu­tion.
    Sur la voi­ture : il faut carotte et bâton : de méga par­kings en centre ville a des prix cor­rects (on parle du prix de 3H de sta­tion­ne­ment en centre ville sur une place de par­king dans la rue?) et une offre de ser­vice en trans­port à la hau­teur.
    Le vélo c’est bien mais ca ne fait pas tout
    — — > chas­ser le sta­tion­ne­ment des rues pour le mettre dans des immeubles / par­king et attri­buer cet espace aux modes doux.
    Bref, same shit as usual, les vieux sujets tournent en boucle. Next !

    sep article
    • MB

      22/04/2020
      15:19

      Bonjour, je vous confirme qu’il y a eu une forte aug­men­ta­tion du tra­fic dans la fou­lée de la publi­ca­tion de cet article. Cordialement

      sep article
  8. Hallucinant de décou­vrir que 185 000 tonnes d’arbres par an partent en fumée dans les chau­dières muni­ci­pales !
    En plus des tonnes de par­ti­cules can­cé­ri­gènes, ça fait com­bien de CO2 sachant que le bois en émet 50% de plus que le char­bon ?
    Quand le pou­voir pseudo écolo gre­no­blois dit vert, Greenpeace Canada répond bio­mas­ca­rade.
    https://www.20minutes.fr/planete/816468 – 20111102-green­peace-affirme-bio­masse-fores­tiere-pol­lue-plus-char­bon

    sep article
  9. C’est vrai­ment ridi­cule… Au delà de leurs sources écrites par eux mêmes, ils font une foca­li­sa­tion sur le chauf­fage au bois qui oui est un gros pro­blème, mais du coup la voi­ture serait inno­cente ? La voi­ture est un gros pol­luant, et on ne peut que se réjouir de la baisse de NO2… En plus de tous ses autres impacts néfastes dans la ville. Bien sûr il ne faut pas faire la chasse à la voi­ture sans contre­par­tie, mais avec des trans­ports en com­mun per­for­mants et des équi­pe­ments dis­po­nibles pour le vélo, il y a des alter­na­tives. Le centre ville est bien mieux sans voi­ture. Cependant il reste à faire la gra­tuité des trans­ports en com­mun et les déve­lop­per.

    sep article
    • Le NO2 est un gaz irri­tant, les par­ti­cules sont causes de mala­dies car­dio­vas­cu­laires et de can­cers. Vous voyez la dif­fé­rence ou vous pré­fé­rez faire une foca­li­sa­tion sur autre chose ?

      sep article
    • La pol­lu­tion de loin la plus dan­ge­reuse est celle par les par­ti­cules fines (PM10) rela­ti­ve­ment peu émise par les voi­tures et de moins moins ; cette pol­lu­tion est par­ti­cu­liè­re­ment mesu­rée par 3 sta­tions de fond urbain qui indiquent la pol­lu­tion moyenne tou­chant toute la popu­la­tion urbaine. Cette pol­lu­tion de fond urbain a for­te­ment aug­menté depuis le confi­ne­ment du 17 mars : aug­men­ta­tion de 50 à 70% par rap­port à la moyenne de la pre­mière par­tie de mars. Alors que le tra­fic auto­mo­bile a été réduit à presque rien, cela montre le peu d’im­por­tance de la pol­lu­tion auto­mo­bile par rap­port aux autres sources de par­ti­cules.
      C’est ridi­cule de dire qu’il y a des alter­na­tives comme les trans­ports en com­mun sont per­for­mants. Car les rares qui sont per­for­mants, quelques sec­tions de tram A et B, sont noyés par toutes les autres lignes très inef­fi­caces, trans­por­tant en moyenne quelques per­sonnes .
      A part ces quelques excep­tions, c’est un désastre social et éco­no­mique :
      beau­coup plus lents que les voi­tures ou deux roues moto­ri­sés sauf quand la créa­tion de cou­loirs bus fait embou­teiller et pol­luer les autos,
      excluant les per­sonnes âgées qui habitent à plu­sieurs cen­taines de m d’un arrêt et des cen­taines de mil­liers d’autres habi­tants de l’ag­glo,
      expo­sant les pas­sa­gers aux intem­pé­ries, agres­sions et épi­dé­mies, chutes lors des longs tra­jets d’ac­cès aux arrêts,
      incon­for­tables, indis­po­nibles sou­vent quand on aurait besoin d’un moyen de dépla­ce­ment, sou­vent en panne,
      contrai­gnants pour les trans­ports d’ob­jets,
      gas­pillant l’es­pace public par exemple quand des cou­loirs bus ou amé­na­ge­ments sont pris sur les chaus­sées aupa­ra­vant com­munes avec les voi­tures (par mètre de lar­geur de cou­loir de bus, les bus trans­portent beau­coup moins de per­sonnes qu’il ne pas­sait de per­sonnes par mètre de lar­geur de la chaus­sée com­mune avant), d’où beau­coup de bou­chons et pol­lu­tions,
      coû­tant 3 à 4 fois plus cher à notre Société humaine que la voi­ture pour chaque voya­geur trans­porté sur une même dis­tance d’a­près les don­nées du Compte dépla­ce­ments de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise (docu­ment dis­si­mulé aux habi­tants par les res­pon­sables locaux): un sur­coût d’en­vi­ron 150 mil­lions par an pour une ser­vice bien plus faible,

      Si les trans­ports en com­mun ou les vélos étaient per­for­mants, nos parents ne les auraient pas presque com­plè­te­ment reje­tés pour inves­tir dans des voi­tures, alors que les voi­tures étaient alors plus dif­fi­ciles à conduire, moins confor­tables et sûres, et mal­gré les répres­sions et taxa­tions conti­nuelles et iniques, les énormes men­songes et la culpa­bi­li­sa­tion qu’ils subissent depuis des dizaines d’an­nées à cause des auto­ri­tés clien­té­listes et en conflits d’in­té­rêts dans les trans­ports en com­mun.

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  11. Mr Piolle, insou­mis et contes­ta­taire, s’at­taque avant tout à la bour­geoi­sie via la voi­ture en tant que sym­bole de richesse. L’écologie n’est qu’une façade.

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  12. Tout le monde constate une baisse de la pol­lu­tion auto­mo­bile, sauf vous!!! Et pour­tant, vous écri­vez vous-même en légende d’un gra­phique, que le NO2, pol­luant majeur, a chuté avec l’ar­rêt du tra­fic auto­mo­bile ! Que de contra­dic­tions ! Depuis 1 mois, les cartes Atmo sont vertes, avec de temps en temps des niveaux de pol­lu­tion aux par­ti­cules moins bons, dont les émet­teurs sont le chauf­fage, indus­trie, agri­cul­ture, les pous­sières du Sahara, le tra­fic rou­tier). Bref en temps nor­mal, les cartes Atmo sont rouges au niveau des axes rou­tiers, pas vertes comme actuel­le­ment. Vous ver­rez qu’à Grenoble comme dans d’autres métro­poles, les habi­tants reprennent le vélo, par­fois aidés par les cir­cons­tances comme les grèves à Paris, pourvu qu’on leur offre les infra­struc­tures néces­saires.

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  13. Contrairement à ce qui ai dit en bas de cette tri­bune, il ne s’a­git pas d’un article Médiapart vali­dant ce que dit Grenoble à Coeur mais d’une publi­ca­tion sur le site de blog de Mediapart de Grenoble à Coeur, une autre preuve de l’es­cro­que­rie de Grenoble à Coeur

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  14. Ce que je vois , c’est la même ten­dance dans la France, ( europe ? )

    sauf que les grands sites d’ac­tus( pari­sien figaro france info ) ces der­niers jours parlent majo­ri­tai­re­ment d’une baisse de la pol­lu­tion !!! you­hou de ‑50% !! .. MAIS UNIQUEMENT du NO2 sans jamais nom­mer les autres pol­luants, ne serait ce pas la de la dés­in­for­ma­tion à ce point ?

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  15. Je trouve que cet article manque tota­le­ment de contra­dic­tion!!! est-ce un jour­nal d’op­po­si­tion ?

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    • MB

      19/04/2020
      11:26

      Bonjour. Comme indi­qué plu­sieurs fois dans l’ar­ticle, il s’a­git d’une tri­bune libre qui n’en­gage que son ou ses auteurs.

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  16. C’est un peu gros : l’ar­ticle de Médiapart, c’est vous qui l’a­vez écrit !!!

    Avec une telle manœuvre mal­hon­nête, com­ment vous accor­der du cré­dit sur le reste ?

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  17. Donc Grenoble à coeur nous parle main­te­nant de la pol­lu­tion au PM2,5 mais alors pour­quoi en 2017 nous ont-ils parlé de la pol­lu­tion au NO2 sur la cap­teur des grands bou­le­vards (mais c’é­tait oublié en 2018 et 2019, il faut dire que ce cap­teur montre des niveaux moyens his­to­ri­que­ment bas pour ce pol­luant !) en nous l’ex­pli­quant à grand ren­fort de gra­phique comme le montre la photo de l’ar­ticle ?
    Donc la voi­ture, c’est de la pol­lu­tion au NO2, du bruit, du dan­ger pour tous les usa­gers, de la pri­va­ti­sa­tion de l’es­pace public et en plus un coût énorme dans les bud­gets des familles. Quelle indé­cence que cette tri­bune alors que les rive­rains de l’A480 ont pen­dant le confi­ne­ment pour la 1ere fois sans doute la pos­si­bi­lité d’ou­vrir leurs fenêtres !
    Oui le NO2 tue : https://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/environnement/oxydes-dazote/quest-ce-que-cest et le bruit aussi https://www.quebec.ca/sante/conseils-et-prevention/sante-et-environnement/effets-du-bruit-environnemental-sur-la-sante/effets-du-bruit-environnemental-sur-la-sante-physique/ vive CVCM !

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