La liste d’Éric Piolle veut redynamiser l’emploi local à l’échelle de la métropole

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FOCUS – La liste Grenoble en commun conduite par Éric Piolle vient de dévoiler quatre colistiers, dont deux transfuges du Parti socialiste, qui ont présenté les orientations économiques de la campagne. Des propositions municipales… qui concernent aussi et surtout le territoire et les compétences de la Métropole.

 

 

Quelles orientations économiques pour l’équipe de Grenoble en commun ? Sans surprise, le collectif réuni autour d’Éric Piolle, le maire sortant, ne prône aucune rupture avec le mandat qui s’achève. « Poursuivre, amplifier, accélérer » : tel est le champ lexical adopté par les compagnons de route du candidat pour évoquer les grandes lignes de son programme économique. L’occasion aussi de présenter de nouveaux noms appelés à figurer sur la liste d’Éric Piolle.

 

La liste d'Éric Piolle veut redynamiser l'emploi local Djamel Wazizi, Laure Masson, Maxence Alloto et Margot Belair © Florent Mathieu - Place Gre'net

Djamel Wazizi, Laure Masson, Maxence Alloto et Margot Belair. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Des noms dont certains résonneront aux oreilles des connaisseurs de la vie politique grenobloise. À commencer par celui de Maxence Alloto, qui s’est encore présenté comme « secrétaire de la section du Parti socialiste de Grenoble » lors de cette conférence du 31 janvier, malgré son exclusion datant du 29 pour cause de ralliement dissident à Éric Piolle. « Quand on est élu, on est élu ! », considère le militant, qui a, depuis, saisi la commission nationale des conflits avec deux autres ex-socialistes également exclus.

 

 

Deux ex-socialistes sur la liste d’Éric Piolle

 

« Je crois profondément au rassemblement de la gauche et des écologistes », plaide Maxence Alloto pour expliquer son choix politique. Et plus question de critiquer le mandat Éric Piolle, contre lequel le socialiste avait pourtant la dent dure quelques mois en arrière. En novembre 2018, en pleine reconstruction de projet, celui qui était encore secrétaire de section étrillait ainsi le bilan social de la majorité élue en 2014.

 

En 2018, Maxence Alloto (à droite), aux côtés du premier secrétaire PS de l'Isère Christophe Bouvier, voulait relancer la dynamique socialiste sur Grenoble © Florent Mathieu - Place Gre'net

En 2018, Maxence Alloto (à droite), aux côtés du premier secrétaire PS de l’Isère Christophe Bouvier, voulait relancer la dynamique socialiste sur Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Autre ex-socialiste ralliée à Grenoble en commun, Laure Masson ne renie pas ses deux mandats d’élue passés sous l’ère Destot. Mais souhaite aujourd’hui « un changement de paradigme à travers le prisme de la transition écologique ». Une prise de conscience à l’occasion de son retour au conseil municipal ? Élue sur la liste Safar en 2014, Laure Masson a en effet pu siéger suite à la démission de ce dernier en mars 2019. Peu désireuse au début de « porter le bilan » de la municipalité, elle avait finalement rejoint la majorité après les européennes.

 

Autre candidat, l’acteur associatif de la Villeneuve Djamel Wazizi fut, lui aussi, par le passé un soutien (plus discret toutefois) de Michel Destot, comme membre de son comité de soutien en 2008. Quant à la candidate Margot Belair, responsable webmarketing et militante « écoféministe », sa présence sur la liste Grenoble en commun n’a rien d’étonnant : l’ancienne syndicaliste étudiante et activiste pour le climat compte aujourd’hui parmi les rangs d’EELV.

 

 

Un projet à l’échelle métropolitaine

 

Si l’équipe de Grenoble en commun porte, comme son nom l’indique, une candidature pour la Ville de Grenoble, ses propositions économiques sont avant tout… métropolitaines.

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Commentaires 6
  1. Vivement Carignon, voire Chalas qui vont de nouveau irriguer le centre ville de Grenoble en ré-ouvrant l’axe Lyautey -> Rey aux voitures. C’est ça dont les commerçants ont besoin : de gens qui ont les moyens de se payer une voiture, qui viennent consommer et pas des glandeurs à pied ou des chômeurs en vélo ! Faut regarder ce centre-ville comment qu’il est avec cette artère transformée en ZTL, où 3 bus se disputent avec 4 pèlerins et 2 cyclistes ! Faut que ça bouge une ville, qu’il y ait du mouvement, de l’occupation de l’espace, du bruit et ça, on va l’obtenir avec Carignon ou Chalas !

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  2. Après avoir organisé un plan social qui ne porte pas son nom pour combien de dizaines de salariés qui ont perdu leur travail à cause du CVCM d’Eric Piolle et de sa municipalité, plan de non-circulation qui a mis et met toujours en grande difficultés les commerces pour ceux qui restent?

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  3. Grenoble en com’.
    Liste de bonimenteurs.

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  4. La métropole de Grenoble n’est pas du tout faite pour les salariés, et ce pour tellement de raisons.

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  5. pendant 5.5 ans de son mandat la pastèque Piolle nous répétait sans arrêt qu’il faut de la « décroissance pour Grenoble », que « l’économie ce n’est pas la responsabilité de la ville » (mais celle de la Métro), que Grenoble « n’est plus une ville pour l’homme blanc pressé » etc etc. A-t-il appris quelque chose de nouveau en amont des élections 2020? Ou c’est juste du baratin électoral ?

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  6. J’ai envoyé l’article aux commerçants de ma rue qui ont fermé à cause de CVCM, pour savoir ce qu’ils pensent des promesses sur l’emploi local de « Grenoble (quoi ?) en commun ».

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