FOCUS – La Caserne de Bonne est en route vers une redéfinition de son offre et un renouvellement de son agencement à l’horizon 2028. C’est ce qu’indique la société exploitante Mercialys, alors que le centre commercial de centre-ville, ouvert 16 ans plus tôt, traverse une mauvaise passe. Une réinvention qui se base sur un constat d’échec, le site étant jugé trop replié sur lui-même et pas assez visible de l’extérieur.
« Il va se passer quelque chose à la Caserne de Bonne. » C’est par ces mots que Stéphane Girard, représentant du groupe Mercialys, gestionnaire du centre commercial à proximité du quartier Championnet, a ouvert une réunion à l’intention des commerçants et des habitants, mardi 15 septembre 2026. Son objectif ? Présenter les orientations et les aménagements pour tenter de redynamiser un site en perte de vitesse manifeste depuis plusieurs années.
La Caserne de Bonne n’est pourtant pas si vieille. Ouverte en 2010, elle était alors présentée par Mercialys comme « une nouvelle place pour Grenoble ». Le groupe vantait l’implantation d’enseignes comme H&M, Nature et découvertes, Résonances ou Quicksilver, et décrivait un lieu qui « laisse libre cours à la promenade en toute quiétude, en prise directe avec la ville ». Le centre avait même reçu le prix Procos, « saluant notamment l’impact positif de ce nouveau site sur le commerce local ».
Un constat d’échec à peine seize ans après l’ouverture
Seize ans plus tard, c’est un constat d’échec que Mercialys se voit contraint de dresser. La « vacance commerciale est très marquée » constate tout d’abord le directeur du centre commercial Jean-Paul Magueur, avec seulement une vingtaine de cellules occupées sur les 48 disponibles.
H&M a, pour sa part, déserté le lieux en 2022. Et si le directeur du Vieux Campeur Damien Burgensis explique que son échoppe se porte plutôt bien, celui du Monoprix, Samir Allalou, est moins enthousiaste. « Il y a eu un âge d’or où l’on faisait beaucoup, beaucoup plus de chiffre d’affaires et de fréquentation », confie-t-il.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 68 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous











